Changement climatique : vers une amplification des zones à haut risque

Lecteur Audio

Au niveau du continent africain, le changement climatique est susceptible de s’étendre à des zones à haut risque du paludisme, selon un rapport du centre mondial sur l’adaptation basé aux Pays-Bas.

Même si la mortalité due au paludisme a diminué, passant de 840.000 décès en 2000 à 602.000 décès en 2020, la maladie reste un défi sanitaire majeur en Afrique. Le continent est également aux prises avec d’autres impacts sanitaires importants liés aux chocs climatiques, notamment la malnutrition et la faim dues aux intempéries sur la production agricole, les défis à long terme en matière de santé et de développement des enfants, ainsi que d’autres maladies infectieuses comme le paludisme.

Plus largement, explique le rapport, sur les 2121 événements de santé publique enregistrés dans la région africaine entre 2001 et 2021, plus de la moitié (56%) étaient liés au climat. Le continent a connu une hausse des urgences liées au climat, avec 25% d’événements liés au climat en plus enregistrés entre 2011 et 2021 par rapport à la décennie précédente. Pour Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique « le changement climatique est l’un des plus grandes menaces pour l’humanité ». A l’en croire, tout le fondement d’une bonne santé est en péril avec des événements climatiques de plus en plus graves. « Bien que le continent contribue le moins au réchauffement de la planète, il en supporte toutes les conséquences » affirme t-elle. Mieux, poursuit-elle, « en Afrique, les inondations fréquentes et les maladies transmises par l’eau et les vecteurs aggravent les crises sanitaires ».

Auusi fait-elle remarquer dans le rapport, qui indique que les urgences sanitaires liées au climat sont en augmentation en Afrique « qu’en Afrique, les maladies diarrhéiques sont la troisième cause de décès chez les enfants de moins de 5 ans ».

Mapote Gaye

Akondanews.net

Votez ce post
Partager:

Laisser un commentaire