FOOTBALL : ETO’O président de la FECAFOOT et désordre électoral à la FIF

La Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) a un nouveau président: Samuel Eto’O fils, élu par 43 voix contre 31, soit 58.10% des suffrages exprimés, face au président sortant, Seidou Njoya.

En Côte d’Ivoire, un autre de ses collègues, brillant et grand footballeur international de son état, comme lui, est en lice pour présider aux destinées de la Fédération ivoirienne de football (FIF): Didier Tebily Drogba.

L’élection ivoirienne, qui devait avoir lieu en 2020, a été reportée sine die à cause de l’imbroglio qui a prévalu sur les textes électoraux confs et la démission du président du Comité électoral, l’ancien ministre René Djedjemel Diby.

Tous les adversaires de l’ancien joueur de Chelsea ont défendu, comme argument béton, que la participation à une élection de fédération est un milieu fermé, en prenant les exemples internationaux de Sepp Blatter à la Fifa et Michel Platini à l’UEFA.

Il faudrait, comme préalable à la prétention à la présidence d’une fédération, avoir été membre de cette fédération et coopté par l’équipe sortante, à l’instar de Sory Diabaté. Eto’O Fils vient de démontrer le contraire. Il n’a jamais participé à la gestion de la FECA foot et vient d’être choisi pour la diriger.

Si cette attaque vient ainsi d’être battue en brèche, d’autres griefs, portés contre Drogba, sont brandis. Non seulement il serait distant, sans aucune méthode participative et associative à la Eto’O Fils, mais il serait le candidat de Gianni Infantino, président de la Fifa, qui manœuvrerait pour éliminer les autres candidats.

 

Or, après deux mandats à l’issue d’élections sans suspense de feu Sidy Diallo, c’est notamment le cafouillage orchestré pour écarter le candidat Drogba qui a conduit à la normalisation de la FIF pour officiellement un an, contrairement à la FECAFOOT mise sous normalisation durant presque dix ans pour les mêmes raisons de désordre électoral.

L’objectif, des élections transparentes pour désigner un président méritant, sur des bases saines. Et seuls les clubs et les groupes d’intérêt sont les électeurs, à l’exclusion de la FIFA, l’arbitre.

Et c’est pour cette raison que Eto’O Fils, après son élection, s’est engagé à redorer le blason du foot de son pays, afin de lui redonner sa grandeur.

F. M. Bally

Akondanews.net

 

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