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La rumeur évoquant l’enlèvement présumé du président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo, suscite de vives réactions dans la sphère politique ivoirienne. Kader Diarrassouba, chargé de communication de l’ancien Premier ministre Guillaume Soro, a fermement rejeté cette information, la qualifiant de montage orchestré.
« Ne vous laissez surtout pas abuser par la rumeur fabriquée par les officines du RHDP sur le prétendu enlèvement de M. Adama Bictogo, tout simplement parce qu’on ne peut enlever quelqu’un qui n’est pas en Côte d’Ivoire depuis plusieurs semaines », a-t-il déclaré.
Pour le communicant, l’hypothèse d’un enlèvement ne résiste pas à l’analyse. « À moins que M. Bictogo ne possède le don d’ubiquité, ou qu’un dozo capable de disparaître l’ait enlevé pour l’extrader vers Abidjan », a-t-il ironisé.
Il estime par ailleurs que cette méthode ne serait pas inédite. « Comme cela a déjà été fait avec MM. Guillaume Soro et Tidjane Thiam, le RHDP a lancé la rumeur de “l’enlèvement-arrestation par des hommes encagoulés” afin de le dissuader de rentrer en Côte d’Ivoire ou, à défaut, de l’inciter à se tenir à carreau lors de son éventuel retour », a-t-il soutenu.
Cette sortie médiatique intervient alors que les réseaux sociaux demeurent un terrain propice à la diffusion rapide d’informations parfois difficiles à authentifier, appelant à davantage de vigilance.
Qu’elle soit fondée ou non, cette controverse rappelle l’importance de la vérification des faits dans un environnement informationnel de plus en plus instantané, où la moindre rumeur peut rapidement prendre une dimension nationale.
Serge Kpan, Correspondant à Abidjan
Akondanews.net