|
Lecteur Audio
Getting your Trinity Audio player ready...
|
L’ancien international brésilien Dani Alves, condamné en 2024 pour viol présumé à Barcelone, a été déclaré non coupable par la Haute Cour de Catalogne, qui a souligné des « défauts et des inexactitudes » dans les preuves présentées à son encontre.
Arrêté en janvier 2023 et détenu pendant 839 jours à la prison de Brians 2, l’ex-joueur du FC Barcelone avait initialement écopé de quatre ans et demi de prison et d’une amende de 150 000 euros en vertu de la législation espagnole stricte sur le consentement. La condamnation reposait en grande partie sur le témoignage de la plaignante.
« La vie reprend son cours comme si de rien n’était, surtout pour la femme qui a détruit sa vie. Elle est libre », a commenté l’entourage du joueur, estimant que « les jeux étaient truqués contre lui dès le départ ».
À 39 ans, Dani Alves a tout perdu. Autrefois à la tête d’un empire de 60 millions de dollars, il a vu sa fortune s’effondrer. Ses sponsors, dont Puma, ont rompu leurs contrats, entraînant des pertes financières considérables, tandis que le club mexicain Pumas UNAM a réclamé 2,2 millions de dollars. Son mariage avec le mannequin Joana Sanz a également pris fin par une demande de divorce en 2024.
L’ancien capitaine de la Seleção a toujours clamé son innocence et avait interjeté appel. Le 28 mars 2025, la Haute Cour a statué à l’unanimité pour son acquittement, invoquant des incohérences dans le récit de la plaignante et l’absence d’éléments corroborants.
Malgré sa libération, aucune poursuite n’a été engagée contre l’accusatrice, qui demeure anonyme. L’affaire, qui a profondément bouleversé la carrière et la vie personnelle de Dani Alves, continue de susciter un vif débat sur la présomption d’innocence et l’équilibre entre protection des victimes et droits des accusés en Espagne.
Serge Kpan, Correspondant à Abidjan
Akondanews.net