Côte d’Ivoire : Les Chefs coutumiers de la Mé identifient et planchent sur les dangers liés au mode d’acquisition des terres

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Le samedi 27 août dernier, la salle de conférence de l’hôtel résidence Attobrou a été le cadre de la tenue du deuxième séminaire sur le foncier rural, organisé par l’association AKWOSHU en présence de plusieurs participants et conférenciers qui ont donné un cachet spécial à l’activité à travers la présentation de divers sous-thèmes.  

L’association AKWOSHU, dirigée par Ohouochi Clotilde a réussi à mobiliser les populations du pays Akyé et plusieurs cadres de la région autour du thème « Protection de l’environnement et sécurisation des terres du Domaine Foncier Rural dans le pays Akyé. Rôle et place de la Diapora ». Ce, en vue d’impliquer singulièrement les populations dans le processus de sécurisation des terres et la protection de l’environnement fortement menacé par diverses activités comme l’orpaillage illégale.

Saluant l’initiative prise par l’association AKWOSHU, la Secrétaire Générale de la préfecture de Yakassé Attobrou, madame Bomisso a dit être convaincue qu’AKWOSHU, saura partager l’expertise des pays européens, américains et asiatiques pour qu’au sortir de ce séminaire, tous les acteurs impliqués dans la gestion du foncier rural dans la Région de la Mé, puissent s’approprier les résultats qui en sortiront comme des outils d’aide à la décision.

Bro Gbrégbé Geneviève (a gauche) conseillère d’AKWOSHU, madama Bomisso, SG de préfecture de Yakassé Attobrou (au centre) , Ohouochi Clotilde, présidente d’AKWOSHU (à droite)

Pour sa part, Nanan Gbéri Séka Dieudonné, au nom des Chefs coutumiers de la région de la Mé, a indiqué que «  La sécurisation foncière rurale est un gage de paix et de cohésion sociale (…) Aujourd’hui, pour des besoins financiers, les terres sont bradées au point où elles s’acquièrent par vente, achat, cession, location ou par un système de travail partagé. Ces modes d’acquisition des terres, représentent un réel danger, une source  de conflits récurrents intrafamilial, intervillageois ou intercommunautaires ». Il a également pointé du doigt l’orpaillage illégal qui « reste un fléau qui ronge la région ».

Partageant la réflexion de Nanan Gbéri Séka Dieudonné, le parrain scientifique du séminaire, le Professeur Boa Yapo Félix a laissé entendre : « Nous ne devons pas nous arrêter à ce séminaire, car c’est la pauvreté qui pousse nos parents à brader leurs terres. Il faut que nous réfléchissions ensemble au mécanisme à mettre en place pourque le flux financier d’apurement des droits coutumiers soit géré de façon que les générations qui arrivent après ne soient pas condamnées définitivement à la mendicité »

Par ailleurs, le parrain scientifique a invité les ressortissants de la région à l’union autour de la Mé en transcendant leurs chapelles politiques. Condition qu’il exige pour sortir la Région de la Mé des chantiers battus de la pauvreté.

Rappelons que selon la ministre Ohouochi Clotilde, AKWOSHU, se veut une plateforme de réflexions prospectives, d’innovations et d’actions stratégiques en faveur du développement holistique du Pays Akyé.

Adingra OSSEI, Correspondant

Akondanews.net

 

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