
Niger–France : la rupture suffit-elle à construire la souveraineté ?
Trois ans après le renversement de Mohamed Bazoum, le Niger a profondément bouleversé son architecture diplomatique, militaire et économique. La France, longtemps partenaire dominant, a perdu l'essentiel de son influence tandis que Niamey s'est rapproché de la Russie et de ses voisins de l'Alliance des États du Sahel. Mais la tentative de mutinerie qui a secoué la capitale fin août 2026 révèle une réalité plus complexe : rompre avec une ancienne puissance ne suffit pas nécessairement à bâtir un État souverain. Pour l'Afrique, le véritable enjeu commence peut-être précisément là où s'arrête la rupture.



























































