
Élus locaux en Côte d’Ivoire : entre déconcentration et décentralisation, quelle place réelle ?
Par le Professeur Yapo Yapi
Ancien Maire de Yakassé-Attobrou (2001–2013) | Ancien Commissaire central de la CEI (2019–2026)

Par le Professeur Yapo Yapi
Ancien Maire de Yakassé-Attobrou (2001–2013) | Ancien Commissaire central de la CEI (2019–2026)

Kenya, Côte d'Ivoire, Gabon… Plusieurs pays africains remboursent leurs emprunts avant l'échéance. Stratégie financière ou signal de souveraineté ? Le Professeur Prao Yao Séraphin décrypte le phénomène en cinq raisons.

Derrière la rivalité entre Addis-Abeba et Asmara se cachent des enjeux de territoire, d'accès à la mer et d'influence régionale qui pourraient embraser l'Afrique de l'Est et provoquer une catastrophe humanitaire d'une ampleur inédite. Le compte à rebours a commencé.

Macron, Merz, Starmer et Zelensky réunis à Downing Street. Derrière le front uni, la question qui divise : jusqu'où l'Europe peut-elle soutenir la guerre sans se fragiliser elle-même ? Pour l'Afrique, la vraie question est ailleurs : combien de temps encore ses dirigeants attendront-ils pour cesser de subir ?

Le rapport Perspectives économiques 2026 de la Banque africaine de développement différencie les trajectoires des cinq sous-régions africaines. Croissance tirée par la demande intérieure et les infrastructures, mais freinée par la dette et les chocs climatiques. Derrière les chiffres encourageants, une réalité que les communiqués officiels n'osent pas toujours dire clairement.

Alors que la Côte d’Ivoire consacre plus de 4 000 milliards de FCFA par an au service de sa dette, une manne insoupçonnée attend au carrefour de Londres, Paris, New York ou Montréal. Plus d’un million et demi d’Ivoiriens vivent à l’étranger. Ils envoient chaque année près de 940 milliards de francs CFA vers leur pays. Et si, plutôt que de laisser cet argent se disperser dans des dépenses de consommation courante, l’État le captait pour financer ses routes, ses hôpitaux, ses écoles ? C’est exactement la proposition du Professeur Prao Yao Séraphin : émettre des « diaspora bonds ».

Analyse du parcours d’Évariste Méambly à la lumière d’une tendance continentale
Un ancien député ivoirien valide un second Master à Sciences Po Paris et prépare un doctorat. Derrière l’information se profile une question plus large : que révèle la formation continue des acteurs publics africains sur l’évolution de la gouvernance du continent ? Et quel message adresse-t-elle à une jeunesse en quête de repères ?

Né le 29 mai 1926, Abdoulaye Wade a traversé un siècle d'histoire africaine comme acteur, comme symbole et comme paradoxe. Un centenaire qui invite à relire l'Afrique politique dans toute sa complexité.

Un foyer de fièvre hémorragique vient d'être confirmé dans l'une des zones minières les plus stratégiques de la RDC. L'enjeu dépasse largement la seule urgence sanitaire.

En inaugurant un centre d'excellence de traitement post-récolte financé sur fonds propres, le Togo choisit la valeur ajoutée plutôt que la matière première brute. Un modèle à suivre pour toute l'Afrique agricole.

Deuxième volet de notre enquête. Après la Turquie, les Émirats et le Maroc examinés la semaine dernière, ce volet est consacré aux trois autres puissances structurantes : la Russie, dont le modèle sécuritaire vient d'être ébranlé par les attaques d'avril au Mali ; la Chine, dont la stratégie de long terme se recompose vers un partenariat moins extractif ; et l'Égypte, dont le rôle continental, longtemps sous-estimé, prend désormais une dimension stratégique majeure.

Pendant qu'à Paris on adopte une loi-cadre sur les restitutions et qu'à Nairobi Emmanuel Macron déclare le mouvement « irréversible », l'ancienne capitale de l'empire du Ghana — un site majeur de l'histoire africaine — dort depuis 110 ans sous les sables du sud-est mauritanien. Les fouilles ont presque toutes été conduites par des équipes étrangères. Les objets exhumés sont en grande partie conservés à Paris, Berlin, Londres. Et au-delà des œuvres déplacées, c'est toute une science — l'archéologie ouest-africaine — qui reste, en 2026, structurellement extravertie. La souveraineté culturelle ne se mesure pas seulement au nombre d'objets restitués. Elle se mesure à la capacité d'un continent à raconter sa propre histoire.

Vendredi 22 mai 2026 — Technologie & Sécurité

Vendredi 22 mai 2026 — Grand reportage diplomatique
WASHINGTON / TÉHÉRAN — Quatre-vingt-cinq jours après le début d'une guerre qui a embrasé le Moyen-Orient, deux capitales s'observent en chiens de faïence, séparées par un abîme de méfiance et quelques centaines de kilomètres de couloirs diplomatiques. L'Iran examine, ce vendredi, la dernière proposition américaine pour mettre fin aux hostilités. Donald Trump, lui, dit être prêt à attendre "quelques jours". Mais derrière cette apparente patience présidentielle se cache l'une des négociations les plus complexes et les plus dangereuses de l'ère contemporaine.

Vendredi 22 mai 2026 — Analyse internationale
MINSK / MOSCOU — Les images sont sobres, presque banales. Des camions militaires traversant une forêt. Des soldats chargeant méthodiquement des missiles sur des lanceurs autopropulsés. Et pourtant, derrière cette chorégraphie militaire soigneusement orchestrée se dissimule l'une des manœuvres les plus inquiétantes depuis la fin de la Guerre froide : la Russie vient de transférer des ogives nucléaires tactiques sur le sol biélorusse, à quelques kilomètres des frontières de l'OTAN.

Alors que l'attention internationale se focalise sur le Sahel, Moscou consolide discrètement un autre front stratégique : le golfe de Guinée. La Guinée équatoriale en est le dernier exemple.

Trois pays africains siègent aux BRICS, deux autres en sont partenaires. Depuis le 20 mai, le terrain de jeu a changé — voici comment.

En adoptant une déclaration historique sur le multipolaire, Moscou et Pékin lancent leur défi le plus formel à l'ordre occidental. L'Afrique, elle, choisit son camp — ou plutôt refuse d'en choisir un.

Vladimir Poutine est arrivé mardi soir à Pékin pour deux jours d'entretiens avec Xi Jinping, moins d'une semaine après la visite de Donald Trump. Cette séquence diplomatique vertigineuse redessine les rapports de force mondiaux — et pose une question directe au continent africain : comment peser dans un monde dont les règles s'écrivent sans lui ?

Le sommet Africa Forward au Kenya et la visite éthiopienne qui a suivi confirment un basculement stratégique majeur. Depuis l'effondrement de l'influence française au Sahel, Paris déplace son centre de gravité africain vers l'Afrique de l'Est et la Corne — avec ce que cela implique de continuités et de ruptures.