Affaire SNEDAI 2 : lourdes condamnations financières et pénales prononcées par le pôle pénal économique

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Selon le journaliste Fernand Dedeh, le pôle pénal, économique et financier a rendu, le mardi 3 février 2026, son verdict dans l’affaire dite « SNEDAI 2 », mettant un terme à une procédure judiciaire marquée par des accusations graves d’infractions économiques et financières. Les prévenus étaient notamment poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture de commerce ou de banque, blanchiment de capitaux et complicité d’abus de biens sociaux.

Au terme des délibérations, le tribunal a prononcé la relaxe totale de trois des mis en cause, déclarés non coupables des faits qui leur étaient reprochés.

En revanche, le directeur administratif et financier (DAF) de SNEDAI, Kouamé N’da Yves, actuellement en fuite, a été reconnu coupable de l’ensemble des charges retenues contre lui. La juridiction l’a condamné à sept (7) ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’au paiement d’une amende de 5,538 milliards FCFA.

Le tribunal a également assorti cette condamnation de plusieurs peines complémentaires, notamment l’interdiction des droits civils et politiques pendant trois ans, l’interdiction d’exercer une fonction publique, ainsi que l’interdiction d’émettre des chèques et d’utiliser des cartes de crédit durant cinq ans. Un mandat d’arrêt a par ailleurs été décerné à son encontre.

La même décision a concerné Opy Guy Roland. Selon des informations concordantes, celui-ci serait décédé. Toutefois, n’ayant pas été officiellement saisi de cette situation ni constaté les faits, le tribunal a statué sans en tenir compte.

Dans le volet concernant les personnes morales, la société Porcelastone Group SARLU a été condamnée à verser 8,395 milliards FCFA d’amende. La juridiction a en outre ordonné la fermeture définitive de l’entreprise.

Constituée partie civile, la société SNEDAI a pour sa part obtenu réparation. Le tribunal a fait droit à sa demande en lui accordant le paiement de 1,678 milliard FCFA.

Ce jugement, qui illustre la fermeté affichée par la justice ivoirienne face aux infractions économiques, pourrait marquer un tournant dans la répression des crimes financiers en Côte d’Ivoire, où la lutte contre la fraude et le blanchiment demeure une priorité des autorités judiciaires.

Serge Kpan, Correspondant à Abidjan

Akondanews.net

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