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La République Démocratique du Congo (RDC) fait face à une recrudescence de l’épidémie de M’Pox, particulièrement dans sa partie orientale. En réponse, une campagne de vaccination a été officiellement lancée par Romain Muboyayi, directeur de cabinet du ministre national de la Santé, le samedi 5 octobre 2024 à l’Hôpital Provincial de Référence du Nord-Kivu.
Dans le cadre de la lutte contre le M’Pox au Nord-Kivu qui, enregistre officiellement 351 cas confirmés de M’pox, 2 décès et 1258 cas suspects, une campagne de vaccination, comme réponse à l’épidémie a été lancée par les autorités du pays. Romain Muboyayi, a profité de l’occasion pour souligner que les mesures barrières, outre la vaccination, restent la meilleure disposition face à la maladie.
« La meilleure solution pour faire face à cette épidémie reste la vaccination et l’observation des mesures barrières », dira t-il.
Prisca Luanda, Conseillère en charge de la santé du gouverneur du Nord-Kivu, a quant à elle ajouté que cette campagne cible prioritairement certaines catégories à risque, notamment, « les personnels de santé, chauffeurs, contacts de cas confirmés, bouchers, éco-gardes, chasseurs, vétérinaires, et les professionnels du sexe. »
Toutefois, au-delà de la vaste campagne de communication orchestrée par les autorités congolaises afin d’inciter les populations à se faire vacciner, fort est de reconnaitre que la méfiance est de mise au sein des cibles identifiées qui doutent de la qualité et de la composition moléculaire des vaccins, car en croire des congolais, « le processus de validation des vaccins repose généralement sur des phases rigoureuses d’essais cliniques, incluant des tests précliniques sur des modèles animaux, suivis de plusieurs phases de tests sur l’humain, pour évaluer non seulement l’efficacité du vaccin mais aussi ses effets secondaires potentiels. »
Par ailleurs, pour dissiper les doutes relatifs à la qualité des vaccins, les autorités congolaises en charge de la santé, en partenariat avec les organisations internationales, sont donc invitées à s’assurer de la tenue des différentes étapes de vérification scientifique, avant la distribution du vaccin aux populations.
Cette vigilance est essentielle pour garantir la sécurité de la population, tout en contribuant à l’effort collectif visant à enrayer cette épidémie.
Raphael Lumoo