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Moins de quarante-huit heures après l’assassinat du journaliste Edmond Bahati, alors qu’il rentrait chez lui dans la soirée du vendredi 27 septembre 2024, dans le quartier Ndosho, au nord-ouest de la ville de Goma, les services de sécurité ont arrêté deux suspects, présumés auteurs de ce crime odieux.
Devant la presse, l’un des suspects a révélé que le mobile du meurtre serait lié à un conflit non précisé, affirmant avoir reçu 5 USD pour commettre cet acte macabre. Cette déclaration a choqué la population locale, mettant en lumière la gravité de l’insécurité qui règne à Goma.
Mario Ngavo, président de la société civile de la ville de Goma, a dénoncé la recrudescence des cas d’insécurité dans la capitale du Nord-Kivu. Dans une déclaration faite après la mort tragique d’un enfant, abattu dans son lit par des bandits armés le dimanche 29 septembre, Ngavo a aussi rappelé la découverte de deux corps sans vie, l’un à Ndosho et l’autre à Birere. Il a attribué cette situation inquiétante à la surmilitarisation de la ville.
« Il ne se passe plus une nuit sans qu’il y ait des fusillades. Les hôpitaux de la ville sont aujourd’hui débordés par des personnes blessées par des bandits armés. Actuellement, Goma regorge d’une multitude de forces militaires, mais cette situation contribue à l’insécurité en raison du manque de coordination et de surveillance des hommes en armes », a-t-il déclaré.
Malgré l’arrestation de plusieurs personnes et leur présentation devant la justice militaire, Mario Ngavo a appelé les autorités militaires de la province à redoubler d’efforts pour rétablir la sécurité, en particulier dans les quartiers sensibles comme Ndosho, Mugunga et Katoyi, où les habitants sont les premières victimes de cette violence persistante.
Raphael LUMOO, correspondant à Kinshasa
Akondanews.net