Le MIRA sensibilise contre le phénomène de la drogue à Biafra

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La 1ere édition du Meeting International Reggae d’Abidjan qui a débuté le 24 juin 2022, a fermé ses portes le 26 juin dernier qui marque la journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues qui se poursuit en Côte d’Ivoire jusqu’au 29 juin prochain.

Durant trois jours, s’est tenue au Complexe sportif de Biafra dans la commune de Treichville, la 1ere édition du MIRA autour du thème « Non à la drogue. Oui à la vie » en présence de plusieurs acteurs de lutte contre la drogue ainsi que de milliers de jeunes mobilisés autour du combat mené par Kéita Yacouba, initiateur de ce festival.

Pour mieux passer le message de la sensibilisation, ce sont plusieurs activités qui ont meublé le festival MIRA, notamment des conférences publiques, la sensibilisation communautaire et grand public, des tournois de « maracana », des témoignages des personnes anciennement usagères de la drogue et des plages musicales dont le clou a été l’affaire de l’artiste chanteur-reggae Kajeem dans la nuit du 26 juin.

L’enjeu de la tenue de ce festival est selon les organisateurs de sensibiliser la jeunesse ivoirienne contre les méfaits de la drogue qui détruit d’une part les consommateurs mais qui expose d’autre part la société en général à de graves dangers. Ainsi donc le canal de la musique reste un puissant moyen de communication et de sensibilisation, justifiant ainsi les différents concerts suivis de messages de sensibilisation des artistes qui se sont succédé sur la grande scène.

Tall Lacina, président du Conseil des organisations de lutte contre l’abus de drogue en Côte d’Ivoire (CONAD-CI)

Se félicitant de la tenue du MIRA qui a éteint ses lampions le 26 juin 2022 marquant la célébration de la journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, Tall Lacina, président du Conseil des organisations de lutte contre l’abus de drogue en Côte d’Ivoire (CONAD-CI) a tenu a préciser que « le 26 juin 2022 marque la 35ème édition de la journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues et elle dédiée aux victimes de la drogue, c’est-à-dire à toutes les personnes qui sont addictes des substances illicites, des substances actives, mais est aussi l’occasion de faire le bilan de tout ce qui a été entrepris, de mobiliser l’opinion nationale et internationale sur les actions qui sont menées et emmener la communauté à se pencher davantage sur cette problématique étant donné que, la question de la drogue est une réalité dans nos pays, notamment la Côte d’Ivoire » et d’indiquer qu’ « aujourd’hui la Côte d’Ivoire est perçue comme une plateforme mais aussi comme une zone de consommation de la drogue (…) c’est une réalité contre laquelle il faudrait agir et l’occasion de la célébration de la journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, est l’occasion de mobiliser les pouvoirs publics, tous les acteurs communautaires autour de cette problématique qui a besoin de l’implication de tout le monde, d’une solution transversale et multisectorielle car ce sont plus de 6 millions  de personnes à travers le monde et 6 mille en Côte d’Ivoire qui consomment la drogue » avant de relever qu’aucun programme de prise en charge des usagers de la drogue n’existe dans les hôpitaux ivoiriens encore moins des structures spécialisées.

Il faut rappeler que le thème officiel de la de la journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues pour l’année 2022 est « la criminalité transfrontalière et le trafic de drogue » dont les activités ont débuté depuis le 20 juin dernier et ce en marge du MIRA qui s’est tenu précisément au niveau communautaire autour du thème « Non à la drogue. Oui à la vie ».

La Côte d’Ivoire, à l’instar des autres pays du monde connait depuis quelques années une montée en puissance du fléau de la drogue et pourtant sa législation en vigueur  qui date de 1988 reste purement pénale. Toutefois, selon Tall Lacina « nous sommes en plein processus de réformes de notre loi, celle de 1988 où les personnes usagères de drogue sont considérées comme des délinquants, alors qu’aujourd’hui avec l’OMS, l’addiction dont souffre ces personnes est considérée comme une maladie, il faut donc changer de paradigme »

Adingra OSSEI, Correspondant

Akondanews.net

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