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Les femmes Atchans, ferventes protectrices de leur patrimoine et de leur mode de vie, expriment avec une indignation profonde leur rejet catégorique de l’opération de démolition sauvage, désordonnée, brutale et inhumaine qui frappe leur communauté. Elles qualifient ces actes de barbares et indignes de notre époque, révélant ainsi la cruauté des auteurs de cette attaque.

Leurs voix s’élèvent pour condamner avec la plus grande fermeté l’utilisation de groupes de microbes et autres loubards, qui se sont attaqués, en toute impunité, à la paisible population du village d’Abidjan-Adjame. Cette violence est perçue comme une atteinte directe à l’âme de tout un peuple, résultant de l’expropriation sans ménagement des terres ancestrales au profit d’une simple route à péage.
Les femmes Atchans dénoncent également les propos désobligeants et insultants proférés par certaines personnalités à l’encontre de leur communauté, insinuant que leur mode de vie est ‘primaire’ et qualifiant leurs préoccupations de ‘mauvaise foi’. Ces interventions, jugées désinvoltes et inappropriées, justifient une razzia sur un village qui incarne l’essence même de leur identité culturelle, tout cela pour des raisons économiques discutables.
Il est crucial de rappeler à ces voix arrogantes que ce n’est pas la communauté Atchan qui s’est adaptée; c’est la ville qui s’est ingérée dans leur mode de vie hospitalier et traditionnel. Les femmes Atchan affirment solennellement qu’elles ne sacculturiseront jamais au nom d’un développement urbain et qu’elles continueront à vivre selon leurs us et coutumes. Elles n’abandonneront pas leurs fêtes ancestrales, leurs danses guerrières et autres célébrations qui rythment leur existence.

Les femmes Atchans lancent un appel urgent à toutes les personnes concernées : il est temps que cela cesse. Elles réaffirment avec force que personne n’a le monopole de la violence verbale et que leur dignité doit être respectée.
Abossia de Ferké
Akondanews.net