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Scandale à Barmbek-Basch : Résiliation arbitraire du contrat d’Akonda-Eine-Welt-Café – Quand la solidarité avec les réfugiés dérange soudainement
Hambourg – juillet 2025 | Rédaction Akondanews.net
Un incident préoccupant secoue la société hambourgeoise : la paroisse d’Alt-Barmbek a unilatéralem...
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Hambourg – juillet 2025 | Rédaction Akondanews.net
Un incident préoccupant secoue la société hambourgeoise : la paroisse d’Alt-Barmbek a unilatéralement et sans préavis résilié le contrat de location du bureau de conseil juridique gratuit géré par Akonda-Eine-Welt-Café au centre culturel et communautaire Barmbek-Basch. Une décision non seulement juridiquement discutable, mais qui ébranle surtout la confiance dans l’égalité de traitement des initiatives migrantes.
Un choix anodin… aux conséquences lourdes Le 9 février 2025, la diaspora burkinabè d’Allemagne a organisé une assemblée dans les locaux de Barmbek-Basch afin d’élire un(e) nouveau/nouvelle représentant(e) du Haut Commissariat de la diaspora. Akonda-Eine-Welt-Café a soutenu cette initiative en mettant à disposition, dans le cadre du contrat annuel déjà payé, l’une des salles réservées.
Mais pendant l’événement, un fait choquant s’est produit : une employée de ménage travaillant pour l’entreprise mandatée par la paroisse a pris en secret plus de 84 photos des personnes présentes – sans leur consentement ni même leur connaissance. Ces images ont ensuite été transmises sans autorisation à la direction de la paroisse.
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Vue discrètement prise depuis le premier étage, capturant les participants à leur insu.[/caption]
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Vue discrètement prise depuis l’ascenseur , capturant les participants à leur insu.[/caption]
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Vue discrètement prise depuis le premier étage, capturant les participants à leur insu.[/caption]
Pourtant, à l’issue de la réunion, les organisateurs avaient remis la salle en ordre, nettoyé les toilettes, sorti les poubelles et veillé à ce que tout soit rangé dans les règles. Aucun désordre, aucun manquement signalé.
Malgré cela, Claude N’da Gbocho, responsable d’Akonda-Eine-Welt-Café, a reçu peu après une facture de 418 euros pour « salissures exceptionnelles nécessitant un nettoyage intensif », accompagnée des photos prises illégalement comme soi-disant preuves.
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Images prises discrètement pendant la rencontre, dans l’intention manifeste de discréditer les participants d’origine africaine.[/caption]
Une réunion de crise… et des promesses non tenues
Indigné par ces accusations, Claude Gbocho a tenté à plusieurs reprises de joindre le pasteur Tillmanns, responsable de la paroisse. Ses courriers et demandes de dialogue sont restés sans réponse.
Une réunion officielle a donc été organisée par Akonda le 10 avril 2025, avec la participation de :
- la coordination du centre Barmbek-Basch,
- deux représentants de la Black Community Hamburg,
- le pasteur Tillmanns et sa secrétaire Patricia Seefeld,
- Claude Gbocho, directeur d’Akonda-Eine-Welt-Café et membre fondateur d’Akonda e.V.
- La prise et la diffusion d’images sans consentement constituent une violation du droit à la protection des données (article 22 du RGPD) ;
- L’utilisation de la salle par Akonda était conforme au contrat ;
- Les sanctions unilatérales prises sans dialogue préalable sont inacceptables.
- Déposer une plainte officielle contre l’entreprise de nettoyage pour le comportement de son employée ;
- Effacer immédiatement toutes les photos sur les téléphones et appareils où elles ont été envoyées ;
- Rédiger une lettre officielle à tous les participants de la réunion pour confirmer les décisions prises.
- personnes sans titre de séjour,
- demandeurs d’asile,
- étudiants africains,
- chômeurs ou travailleurs précaires.
- une violation manifeste du droit à l’image,
- la transmission illégale de données personnelles,
- la présentation de preuves douteuses pour justifier des frais,
- une mise en scène orchestrée de dégradations inexistantes,
- et, au final, une expulsion arbitraire d’une organisation engagée.
- Faire toute la lumière sur les événements survenus à Barmbek-Basch, en établissant les responsabilités institutionnelles ;
- Garantir la protection durable et inconditionnelle des initiatives issues de la migration, notamment contre les pratiques d’intimidation ou de disqualification ;
- Mettre en place une instance indépendante de médiation entre les institutionsreligieuses et les associations issues de la migration ;
- Protéger les lanceurs d’alerte et les associations qui œuvrent dans l’intérêt général ;
- Renforcer les dispositifs de financement public sans critères discriminatoires ni pression politique ;
- Adopter une charte d’éthique institutionnelle pour les centres socioculturels accueillant des initiatives migrantes.
Tags :AfriqueSociété
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