Accueil/Afrique/Côte d’Ivoire : la Coupe des Écoles Hôtelières consacre l’excellence et s’ouvre au monde
Afrique

Côte d’Ivoire : la Coupe des Écoles Hôtelières consacre l’excellence et s’ouvre au monde

Le Palais des Sports de Treichville à Abidjan a vibré au rythme de la quatrième édition de la Coupe des Écoles Hôtelières. Entre démonstrations techniques de haute volée et promesses d'avenir, la jeunesse ivoirienne a prouvé que les métiers de la table et du service constituent une véritable voie royale vers l'excellence, soutenue de près par les autorités et des partenariats internationaux de prestige.

3 min de lecture
Partager :
Côte d’Ivoire : la Coupe des Écoles Hôtelières consacre l’excellence et s’ouvre au monde

C'est une effervescence des grands jours qui s'est emparée du Palais des Sports de Treichville. Huit prestigieuses écoles hôtelières du pays s’étaient donné rendez-vous pour s’affronter dans quatre disciplines phares : la cuisine, la pâtisserie, le bar et le housekeeping (gestion des étages). Devant un jury de professionnels exigeants, les candidats ont rivalisé de créativité et de rigueur technique.

Pour le chef Gnamien Olivier, membre fondateur et pilier de cet événement, cette compétition est bien plus qu'un simple tournoi. C'est un levier de transformation profonde pour toute une corporation en pleine mutation sur le continent africain : « Notre objectif est de transformer l’écosystème de la formation professionnelle en Côte d’Ivoire. Nous voulons voir des jeunes gens qui sont fiers des métiers qu’ils exercent et qui les valorisent. Et nous voulons voir un écosystème hôtelier qui est valorisant et qui se respecte », a-t-il déclaré.

Un palmarès disputé et des standards internationaux

L’édition 2026 a franchi un cap historique en accueillant la participation de la référence mondiale de la formation aux métiers de l’hôtellerie, de la restauration et des arts culinaires. Une vitrine internationale de choix qui est venue directement sanctionner et tirer vers le haut le niveau global de la compétition, rapprochant un peu plus les écoles ivoiriennes des standards de l'élite mondiale.

Au terme d'épreuves intenses, le verdict est tombé, illustrant une belle répartition géographique des compétences sur le territoire national. L'École Hôtelière de Grand-Bassam (EHB) a littéralement survolé les débats en s'imposant dans deux catégories reines : le Bar et le Housekeeping. De son côté, l’IMGH a décroché le graal en Pâtisserie, tandis que la prestigieuse École Hôtelière Professionnelle de Yamoussoukro est repartie avec la première place en Cuisine.

L'appui massif du gouvernement : cap sur le Maroc

Présent au premier rang des officiels, le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Jean-Louis Moulot, n'a pas caché son enthousiasme face au brio des participants. Pour l'État ivoirien, la valorisation de ces filières est un axe stratégique majeur pour l'employabilité des jeunes.

« Aujourd’hui, nous célébrons le talent, le travail et l’avenir de notre jeunesse. Voir autant d’énergie, de passion et d’engagement réunis en un même lieu est une source de satisfaction et d’espoir pour notre pays. L’excellence mérite d’être reconnue, encouragée et récompensée. C’est en valorisant le talent et l’effort que nous bâtirons une Côte d’Ivoire de compétences », a martelé le ministre.

Et le représentant du gouvernement a joint le geste à la parole. Afin de pérenniser l'événement, un appui financier immédiat d’un million de francs CFA a été octroyé au comité d'organisation. Plus spectaculaire encore, le grand lauréat de cette édition s'est vu remettre une bourse d'études exceptionnelle d’une valeur de cinq millions de francs CFA (5 000 000 FCFA), matérialisée par un chèque géant, pour parfaire son cursus au Maroc, pays de référence s'il en est dans le domaine du tourisme et de l'accueil de luxe.

Avec cette quatrième édition réussie, la Coupe des Écoles Hôtelières s’impose définitivement comme le baromètre de la gastronomie et de l'accueil de demain en Côte d'Ivoire. Elle prouve surtout qu'avec de la passion, de la rigueur et un soutien institutionnel fort, les métiers techniques et professionnels s'écrivent désormais en lettres d'or.

N'guessan A.

Tags :AfriqueSociété

Commentaires (0)