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GUINÉE-BISSAU — COUP D’ÉTAT MILITAIRE : LE PRÉSIDENT UMARO SISSOCO EMBALÓ ARRÊTÉ AU PALAIS
Un nouveau coup d’État plonge la Guinée-Bissau dans l’incertitude
La Guinée-Bissau a connu ce mercredi une nouvelle rupture de l’ordre constitutionne...
AkondaNews2 min de lecture
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Un nouveau coup d’État plonge la Guinée-Bissau dans l’incertitude
La Guinée-Bissau a connu ce mercredi une nouvelle rupture de l’ordre constitutionnel. Le président sortant Umaro Sissoco Embaló a été arrêté à la mi-journée au palais présidentiel, dans ce qui s’apparente clairement à un coup d’État militaire. L’information a été confirmée par Embaló lui-même, contacté par Jeune Afrique.
Des témoins évoquent un important déploiement de soldats autour du palais ainsi que des tirs sporadiques entendus dans le quartier administratif de Bissau. Une arrestation sur fond d’élection contestée Cette interpellation intervient cinq jours après l’élection présidentielle du 21 novembre. Alors que la commission électorale n’avait pas encore publié de résultats officiels, Embaló revendiquait déjà une victoire à 65 %, selon son propre décompte. L’opposition dénonçait un passage en force et parlait de « manipulation flagrante ». Le climat politique, déjà chargé, s’est brutalement détérioré ces dernières 48 heures, avec plusieurs mouvements suspects de troupes signalés dans la capitale. Des hauts responsables militaires et civils également arrêtés Selon les informations recueillies sur place, plusieurs personnalités clés ont été interpellées en même temps que le président : • le Chef d’état-major général des armées, • le Vice-chef d’état-major, • le Ministre de l’Intérieur. Ces arrestations simultanées indiquent clairement une opération coordonnée visant à neutraliser les centres de commandement. Aucune déclaration officielle n’a pour l’instant été faite par les auteurs présumés du coup d’État, laissant la population et la communauté internationale dans l’attente. Tension maximale dans la capitale À Bissau, la situation reste confuse et volatile : • plusieurs axes stratégiques sont bouclés, • les bâtiments publics sont sous contrôle militaire, • les services administratifs ont interrompu leurs activités, • des rumeurs persistantes signalent des négociations internes au sein de l’armée. La population, habituée aux crises politiques à répétition, observe les événements avec inquiétude. Une transition encore floue Pour l’heure, aucun comité militaire ou organe de transition n’a revendiqué officiellement le pouvoir. Aucun communiqué n’a été publié concernant : • la destitution du gouvernement, • la suspension de la Constitution, • ou le calendrier d’une éventuelle transition. La CEDEAO, l’Union africaine et les partenaires internationaux devraient se prononcer dans les prochaines heures. Un pays à nouveau face à son instabilité chronique La Guinée-Bissau, théâtre de multiples coups d’État depuis son indépendance, replonge dans une période de forte incertitude. Le blocage du processus électoral, les rivalités au sein de l’appareil militaire et la défiance croissante entre institutions civiles et forces armées ont créé un terrain propice à cette rupture brutale. AkondaNews continuera de suivre la situation à Bissau, avec mises à jour régulières, réactions internationales et analyses en temps réel. La rédaction Akondanews.netTags :DépêchesFlash
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