Politique
Élection présidentielle en Côte d’Ivoire : les nécessités qui dérangent mais s’imposent
À quelques semaines du scrutin présidentiel prévu le 25 octobre 2025, la Côte d’Ivoire s’enfonce dans un climat de tensions politiques qui alourdit l’...
AkondaNews2 min de lecture
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À quelques semaines du scrutin présidentiel prévu le 25 octobre 2025, la Côte d’Ivoire s’enfonce dans un climat de tensions politiques qui alourdit l’atmosphère nationale. L’élimination d’une majorité de candidatures, dont celles de figures emblématiques comme Laurent Gbagbo, Tidiane Thiam, Pascal Affi N’Guessan, Guillaume Soro ou encore Charles Blé Goudé, suscite incompréhension et frustration. Sur une soixantaine de postulants, seuls cinq ont été retenus, réduisant le choix du peuple et fragilisant davantage la confiance dans le processus électoral.
Dans ce contexte, une question cruciale se pose : que veut réellement l’opposition progressiste ? Son objectif devrait être clair — œuvrer pour une alternance après quinze années de gouvernance du RHDP. Mais au lieu de se concentrer sur cette finalité, le camp dit « de gauche » s’épuise dans des divisions internes, des attaques personnelles et des luttes d’ego qui détournent de l’essentiel. Le texte de Claude Koudou met en lumière une vérité dérangeante : la politique ivoirienne est minée par l’absence d’anticipation, le manque d’humilité et une intolérance croissante. Les cyber-activistes, loin de contribuer à un débat démocratique constructif, aggravent les fractures par des attaques ciblées, notamment contre Simone Ehivet Gbagbo et Jacob Ahoua Don Mello. Ces comportements entretiennent un climat de suspicion et sapent l’unité indispensable face à un pouvoir solidement installé. L’auteur rappelle aussi le rôle historique de Laurent Gbagbo, qualifié de « dinosaure de la politique africaine », une référence qui demeure une figure tutélaire. Mais il avertit contre l’excès de culte de personnalité qui freine l’émergence d’une nouvelle génération de leaders. La vraie loyauté à l’égard de Gbagbo réside dans la préservation de son héritage politique et non dans l’instrumentalisation de son image. De plus, Claude Koudou souligne une réalité incontournable : Alassane Ouattara, en poste depuis 2011, s’est appuyé à la fois sur Houphouët-Boigny, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié pour asseoir son parcours. Chacun a joué un rôle dans son ascension, et cette vérité rappelle à tous les acteurs politiques leurs responsabilités partagées dans les crises traversées par le pays. La leçon à tirer est claire : la démocratie ivoirienne ne peut progresser sans tolérance, sans compromis et sans ouverture à une véritable alternance. La radicalité et la rancune sont des poisons politiques qui ne profitent qu’à l’adversaire commun. L’heure n’est pas aux divisions intestines, mais à la construction d’un front solide, apte à défendre la Constitution et à restaurer la confiance des citoyens. À l’approche du scrutin, l’opposition doit dépasser ses querelles, se rassembler autour d’un projet cohérent et crédible, et redonner espoir au peuple ivoirien. Faute de quoi, l’histoire retiendra que le pouvoir n’a pas seulement été confisqué par ses adversaires, mais aussi abandonné par ses propres prétendants. La rédaction Akondanews.netTags :Politique
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