Accueil/Afrique/Côte d’Ivoire : Un an après la disparition de Stéphane Zabavy, Yann Bahou signe un hommage bouleversant
Afrique

Côte d’Ivoire : Un an après la disparition de Stéphane Zabavy, Yann Bahou signe un hommage bouleversant

Un an après la disparition tragique de Stéphane Zabavy, encore appelé Prophète Daniel-Elie, l’émotion demeure vive au sein de ses proches. Parmi eux,...
AkondaNews3 min de lecture
Partager :
Côte d’Ivoire : Un an après la disparition de Stéphane Zabavy, Yann Bahou signe un hommage bouleversant

Un an après la disparition tragique de Stéphane Zabavy, encore appelé Prophète Daniel-Elie, l’émotion demeure vive au sein de ses proches. Parmi eux, la journaliste et animatrice ivoirienne Yann Bahou a publié un texte poignant, présenté comme une lettre ouverte, dans lequel elle revient sur la force du lien qui l’unissait au défunt. Un hommage intime qui, en quelques heures, a profondément touché la toile.

Dans ce message empreint de douleur et de foi, l’autrice s’adresse directement au disparu : « Je t’écris comme si tu étais là. Comme si ton absence n’était qu’un souffle, et non ce vide qui me traverse tout entière », confie-t-elle, évoquant une année marquée par un silence devenu « une présence qui griffe ». Revenant sur les jours qui ont précédé le drame, elle se remémore leur dernière conversation, notamment lorsque Stéphane s’enquérait de son état après le décès de son frère : « J’ai dit ‘ça va’. Mais je n’allais pas bien. Je ne savais même pas nommer ma douleur… Si j’avais su, j’aurais pleuré sur ton épaule ». Quatre jours plus tard, l’inattendu tragique : « Depuis le 20 novembre 2024, chaque soir, j’ai attendu ton retour. Le bruit de la clé, tes pas dans le couloir… Mais il n’y a eu que le silence. Un silence qui m’a cassée », écrit-elle encore, laissant entrevoir la profondeur du manque et l’empreinte laissée par celui qu’elle décrit comme son soutien, sa lumière et son équilibre. Tout au long de son hommage, Yann Bahou rend également grâce à la force spirituelle qui l’aide à tenir debout : « Je m’accroche au Seigneur Jésus comme à l’unique lumière dans une pièce sans fenêtres. Sans Lui, je tomberais », confesse-t-elle, assumant sans détour sa vulnérabilité face au deuil. Elle exprime également sa reconnaissance pour les années d’amour partagées, rappelant les mots que Stéphane lui répétait souvent : « Tu es le choix du cœur ; ma petite part de bonheur faite chair », une confession qu’elle dit conserver « comme un trésor ». Face aux critiques sur l’expression publique de sa peine, elle répond avec fermeté : « Le jour où on distribuait le manuel ‘Comment survivre à la perte de l’homme qu’on aime’, moi… je n’étais pas là. Alors qu’ils supportent ma façon d’aimer, de pleurer, d’évacuer mon chagrin ». Ancrée désormais dans une démarche de résilience et de foi, elle affirme vouloir poursuivre les engagements spirituels et personnels qui les unissaient : « Je continuerai ce que nous avons commencé. Tu peux compter sur moi », assure-t-elle. Dans les dernières lignes de son texte, Yann Bahou dit trouver apaisement dans la conviction que Stéphane repose « près du trône du Seigneur », et promet que leurs chemins se recroiseront : « On se retrouvera quand Dieu le voudra. Et ce jour-là, on adorera ensemble. Comme avant. Comme toujours ». Un hommage intime, d’une rare intensité, qui rappelle la place centrale du défunt dans sa vie et la puissance des liens qui perdurent au-delà de l’absence. Serge Kpan, Correspondant à Abidjan Akondanews.net
Tags :AfriqueSociété

Commentaires (0)