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CĂŽte dâIvoire : Un an aprĂšs la disparition de StĂ©phane Zabavy, Yann Bahou signe un hommage bouleversant
Un an aprĂšs la disparition tragique de StĂ©phane Zabavy, encore appelĂ© ProphĂšte Daniel-Elie, lâĂ©motion demeure vive au sein de ses proches. Parmi eux,...
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Un an aprĂšs la disparition tragique de StĂ©phane Zabavy, encore appelĂ© ProphĂšte Daniel-Elie, lâĂ©motion demeure vive au sein de ses proches. Parmi eux, la journaliste et animatrice ivoirienne Yann Bahou a publiĂ© un texte poignant, prĂ©sentĂ© comme une lettre ouverte, dans lequel elle revient sur la force du lien qui lâunissait au dĂ©funt. Un hommage intime qui, en quelques heures, a profondĂ©ment touchĂ© la toile.
Dans ce message empreint de douleur et de foi, lâautrice sâadresse directement au disparu : « Je tâĂ©cris comme si tu Ă©tais lĂ . Comme si ton absence nâĂ©tait quâun souffle, et non ce vide qui me traverse tout entiĂšre », confie-t-elle, Ă©voquant une annĂ©e marquĂ©e par un silence devenu « une prĂ©sence qui griffe ». Revenant sur les jours qui ont prĂ©cĂ©dĂ© le drame, elle se remĂ©more leur derniĂšre conversation, notamment lorsque StĂ©phane sâenquĂ©rait de son Ă©tat aprĂšs le dĂ©cĂšs de son frĂšre : « Jâai dit âça vaâ. Mais je nâallais pas bien. Je ne savais mĂȘme pas nommer ma douleur⊠Si jâavais su, jâaurais pleurĂ© sur ton Ă©paule ». Quatre jours plus tard, lâinattendu tragique : « Depuis le 20 novembre 2024, chaque soir, jâai attendu ton retour. Le bruit de la clĂ©, tes pas dans le couloir⊠Mais il nây a eu que le silence. Un silence qui mâa cassĂ©e », Ă©crit-elle encore, laissant entrevoir la profondeur du manque et lâempreinte laissĂ©e par celui quâelle dĂ©crit comme son soutien, sa lumiĂšre et son Ă©quilibre. Tout au long de son hommage, Yann Bahou rend Ă©galement grĂące Ă la force spirituelle qui lâaide Ă tenir debout : « Je mâaccroche au Seigneur JĂ©sus comme Ă lâunique lumiĂšre dans une piĂšce sans fenĂȘtres. Sans Lui, je tomberais », confesse-t-elle, assumant sans dĂ©tour sa vulnĂ©rabilitĂ© face au deuil. Elle exprime Ă©galement sa reconnaissance pour les annĂ©es dâamour partagĂ©es, rappelant les mots que StĂ©phane lui rĂ©pĂ©tait souvent : « Tu es le choix du cĆur ; ma petite part de bonheur faite chair », une confession quâelle dit conserver « comme un trĂ©sor ». Face aux critiques sur lâexpression publique de sa peine, elle rĂ©pond avec fermetĂ© : « Le jour oĂč on distribuait le manuel âComment survivre Ă la perte de lâhomme quâon aimeâ, moi⊠je nâĂ©tais pas lĂ . Alors quâils supportent ma façon dâaimer, de pleurer, dâĂ©vacuer mon chagrin ». AncrĂ©e dĂ©sormais dans une dĂ©marche de rĂ©silience et de foi, elle affirme vouloir poursuivre les engagements spirituels et personnels qui les unissaient : « Je continuerai ce que nous avons commencĂ©. Tu peux compter sur moi », assure-t-elle. Dans les derniĂšres lignes de son texte, Yann Bahou dit trouver apaisement dans la conviction que StĂ©phane repose « prĂšs du trĂŽne du Seigneur », et promet que leurs chemins se recroiseront : « On se retrouvera quand Dieu le voudra. Et ce jour-lĂ , on adorera ensemble. Comme avant. Comme toujours ». Un hommage intime, dâune rare intensitĂ©, qui rappelle la place centrale du dĂ©funt dans sa vie et la puissance des liens qui perdurent au-delĂ de lâabsence. Serge Kpan, Correspondant Ă Abidjan Akondanews.netTags :AfriqueSociĂ©tĂ©
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