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Côte d’Ivoire : le Parti Socialiste JE.U.D.I dénonce l’exclusion de Gbagbo et Thiam de la présidentielle 2025

Le Parti Politique Socialiste JE.U.D.I (Jeunesse Unie pour la Démocratie Ivoirienne), par la voix de son président Kakou Nssouté, a élevé une vive pro...
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Côte d’Ivoire : le Parti Socialiste JE.U.D.I dénonce l’exclusion de Gbagbo et Thiam de la présidentielle 2025

Le Parti Politique Socialiste JE.U.D.I (Jeunesse Unie pour la Démocratie Ivoirienne), par la voix de son président Kakou Nssouté, a élevé une vive protestation contre l’invalidation des candidatures de Laurent Gbagbo (PPACI) et de Tidjane Thiam (PDCI-RDA) par le Conseil constitutionnel. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse animée ce mercredi 10 septembre 2025 à Yopougon, Abidjan.

« Ivoiriennes, Ivoiriens, peuple africain et de la diaspora, l’heure est grave. Le cœur de la République saigne, la Côte d’Ivoire est prise en otage et l’espoir d’une élection présidentielle libre, inclusive et apaisée vient de s’effondrer sous le poids de la manipulation, de l’arbitraire et de l’injustice », a déclaré M. Nssouté. Pour le leader du JE.U.D.I, la décision du Conseil constitutionnel, qu’il juge « inféodé au pouvoir RHDP », est une « provocation politique » visant à écarter deux figures majeures de la scène nationale. « Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ne sont pas exclus pour des raisons juridiques fondées, mais parce qu’ils incarnent l’alternance, la rupture avec l’ordre établi et la voix du peuple », a-t-il insisté. Kakou Nssouté a également établi un parallèle avec le parcours du chef de l’État actuel : « Nous sommes contemporains d’un homme, Ouattara, qui, en 2010, contestait les arrêts du même Conseil constitutionnel lorsqu’il proclama la victoire du Président Gbagbo. Aujourd’hui, c’est ce même Ouattara qui utilise ce Conseil comme bras armé pour écarter ses adversaires. Quelle ironie du sort ! ». Se référant aux Accords de Marcoussis, de Pretoria, d’Accra et de Lomé, il a rappelé que M. Ouattara avait autrefois dénoncé l’exclusion et appelé la communauté internationale à l’aide, mais qu’il reproduit aujourd’hui « pire que ce qu’il a combattu ». Le président du JE.U.D.I a également dénoncé la volonté du chef de l’État de briguer « un quatrième mandat illégal, après un troisième obtenu dans la confusion et le sang ». « La Côte d’Ivoire n’est pas sa propriété. Le pouvoir n’est pas un héritage familial », a-t-il martelé, appelant le président à « quitter le pouvoir dans la dignité ». Appuyant son propos de citations de Thomas Jefferson, Platon et Montesquieu, Shalom Kakou Nssouté a exhorté la population à se mobiliser contre ce qu’il qualifie de « forfaiture et mascarade ». « Trop de souffrances, trop de frustrations, trop de mépris, trop d’emprisonnements sans fondement, trop de sang coulé sur la terre de nos pères. Trop c’est trop », s’est-il exclamé. Le leader politique a conclu en prenant à témoin la communauté internationale qu’il accuse de « complicité par son silence » et en appelant les Ivoiriens à se dresser « comme un seul homme » contre un quatrième mandat d’Alassane Ouattara : « Levons-nous et disons NON à la confiscation du pouvoir, NON à l’injustice, NON au 4e mandat anticonstitutionnel ». Serge Kpan, Correspondant à Abidjan Akondanews.net
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