Politique
Conakry dissout 40 partis politiques, Cellou Dalein Diallo appelle à l’union des "forces vives"
La décision des autorités guinéennes de dissoudre plusieurs formations politiques continue de susciter de vives réactions dans le pays et au sein de l...
AkondaNews2 min de lecture
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La décision des autorités guinéennes de dissoudre plusieurs formations politiques continue de susciter de vives réactions dans le pays et au sein de l’opposition. Dans la nuit du 6 au 7 mars, un arrêté publié par les autorités de transition a mis fin à l’existence administrative de quarante partis politiques, provoquant une onde de choc dans la classe politique nationale.
Selon les autorités, cette mesure s’inscrit dans un processus de mise en conformité administrative des formations politiques engagées dans la transition en cours. Mais cette décision intervient dans un contexte particulièrement sensible. Les partis politiques concernés disposaient officiellement d’un délai allant jusqu’au 25 mai pour mettre à jour leurs statuts et règlements, organiser les congrès requis et fournir les preuves de domiciliation de leurs sièges dans les différentes préfectures du pays. Depuis Paris, le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, a vivement réagi à cette décision dimanche 8 mars sur les réseaux sociaux, dénonçant ce qu’il considère comme une mesure injustifiée. Dans son intervention, l’opposant a attribué cette initiative au chef de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, et à son entourage. Selon lui, les autorités chercheraient « à éliminer toute force susceptible de contester l’émergence d’un parti-État ». Il a également qualifié la dissolution d’« injuste » et l’a inscrite dans ce qu’il décrit comme une série d’atteintes aux libertés publiques et aux droits fondamentaux. Face à cette situation, Cellou Dalein Diallo a appelé les acteurs politiques et sociaux à s’unir pour répondre à cette décision. Il a notamment invité les « forces vives » du pays à se mobiliser afin de défendre le pluralisme politique, affirmant que les voies de recours internes avaient déjà été explorées sans résultat, tout en déplorant le silence de la communauté internationale. Cette décision intervient par ailleurs à quelques mois d’un calendrier électoral particulièrement chargé en Guinée, avec des élections législatives, locales et sénatoriales programmées pour le 24 mai, un contexte qui renforce les tensions autour de la transition politique en cours dans le pays. Serge Kpan, Correspondant à Abidjan Akondanews.netTags :Politique
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