Côte d’Ivoire/ Déclaration : le GPS dénonce et étale les dérives dictatoriales du régime d’Abidjan

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Dans sa déclaration n°013 en date du mardi 15 octobre dernier, relative à l’analyse de la vie de la nation, le Cadre restreint de Générations et peuples solidaires (GPS) de Guillaume SORO, a véhément dénoncé  et étalé les dérives dictatoriales du régime d’Abidjan à l’encontre de l’opposition politique du pays et apporté son soutien aux prisonniers politiques dont, le Ministre Charles Rodel DOSSO, cadre du PPA-CI.

Le samedi 12 octobre 2024, à l’occasion de sa réunion ordinaire relative à l’analyse de la situation sociopolitique internationale et nationale, le Cadre restreint de GPS n’a pas porté de gants pour mettre à nu certaines pratiques du Gouvernement ivoirien à l’encontre de l’opposition politique du pays. Le GPS qualifie les agissements du régime d’Abidjan de dérives dictatoriales. Lesquels, sapent bien entendu les acquis démocratiques longtemps défendus en Côte d’Ivoire.

« Le régime d’Alassane Ouattara, après avoir systématiquement usurpé les acquis démocratiques longtemps défendus en Côte d’Ivoire, continue de sombrer dans une autocratie manifeste. (…)L’arrestation arbitraire de M. Charles Rodel Dosso, membre de la direction d’un parti politique de l’opposition, sous le prétexte fallacieux mais commode de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État », est la preuve ultime que notre pays est désormais une dictature. On criminalise les opposants pour mieux les abattre. De Mme Pulchérie Gbalet à M. Charles Rodel Dosso, en passant par les 19 (dix-neuf) marcheurs pacifiques lourdement condamnés en septembre dernier, la machine à museler l’opposition, à l’approche de l’élection présidentielle de 2025, est lancée et tourne à plein régime. Toutes les voix critiques sont condamnées à l’extinction par la menace, la violence policière ou la répression judiciaire » a précisé le Cadre restreint du GPS.

Et d’ajouter que : « C’est également le cas pour MM. Kando Soumahoro et Traoré Mamadou, deux cadres de GPS, membres de la Commission de Coordination et d’Orientation de notre mouvement ainsi que notre camarade Kader Doumbia. Leur crime? Avoir prêté leurs voix et leur plume à la défense de la justice sociale et à la recherche de la transparence dans le processus électoral en cours, afin que l’élection présidentielle de 2025 soit démocratique, inclusive, transparente et apaisée. Avec eux, plus de  soixante (60) militants de GPS, hommes et femmes, ont été arrêtés, emprisonnés, battus, jugés et/ou condamnés pour divers délits à travers le pays. Certains sont toujours en détention depuis plus de cinq ans et parfois sans jugement. »

De plus,  en à croire le GPS la liberté d’expression et de réunion, bien que garantie par la Constitution ivoirienne est systématiquement bafouée et reléguée aux calendres grecs. Pis, toute expression contraire aux discours officiels du régime est punissable d’une manière ou d’une autre. Une sorte de judiciarisation de la vie politique est donc en cours dans le pays.

« La liberté d’expression et de réunion, pourtant garantie par la Constitution, est systématiquement bafouée et l’expression d’une opinion dissidente constitue un crime de lèse-majesté en plein XXIe siècle. Sous le régime Ouattara, chaque critique ou rassemblement pacifique est perçu comme une menace et sévèrement réprimé » laisse t-il entendre avant de tirer à boulets rouges sur le système judiciaire du pays qu’il considère comme  « un outil instrumentalisé au service exclusif du régime RHDP pour asseoir son pouvoir et réprimer toute forme de contestation ». Une sorte d’épée brandie sans distinction à l’encontre des « membres de la société civile, les cyberactivistes, les leaders syndicaux, les enseignants, les agents de la santé, les journalistes, les artistes et bien entendu, les militants de l’opposition ».

Aux magistrats, le GPS « les appelle à reprendre leur rôle de gardiennes de la justice, en exigeant la libération des détenus politiques et la fin du musellement systématique des voix dissonantes » et « exprime sa profonde inquiétude quant à la possible désintégration du tissu social, déjà fragilisé par trois décennies de crises socio-politiques » et ce, au regard de la posture dictatoriale du pouvoir ivoirien.

Par ailleurs, le GPS à travers sa énième déclaration sur la vie de la nation ivoirienne, a tenu à exprimer son « soutien indéfectible à MM. Kando Soumahoro, Traoré Mamadou, Kader Doumbia et à M. Charles Rodel Dosso du PPA-CI ainsi qu’à tous les prisonniers politiques, à leurs familles, victimes de cette machine répressive du parti au pouvoir. »

Adingra OSSEI

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