Trafic de migrants : le Sénégal en ordre de bataille

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Les réseaux criminels facilitent le franchissement illégal des frontières par les migrants, mais à quel prix ? Nous avons tenté d’en savoir plus avec des experts en la matière. Malgré tout, le Sénégal a pris des mesures pour freiner ce mal en mettant un arsenal juridique.

Chaque année ou à certains mois, l’on voit des centaines de milliers de personnes qui quittent leur pays d’origine pour fuir les conflits et la pauvreté et sont prêtes à tout dans l’espoir de construire une vie meilleure. Le trafic de migrants, tel que définis dans l’article 3 du protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer, désigne le fait d’assurer l’entrée illégale d’une personne dans un Etat, afin d’en tirer un avantage financier ou matériel.

D’autres par contre, quittent leur pays pour travailler, faire des études ou rejoindre des membres de leur famille, par exemple. D’autres encore y sont en raison des troubles politiques, de la violence de bandes criminelles et des catastrophes naturelles. Les conséquences sont énormes parce que les migrations internationales peuvent conduire au dépeuplement de régions entières, avec une perte manifeste de bien être pour les facteurs fixés.

« Durant le second trimestre de l’année 2021, le conseil interministériel de lutte contre l’émigration (Cilec) a pu centraliser toutes les données liées à l’immigration irrégulière et à constater qu’il y’a une chute de départs clandestins de migrants » explique le secrétaire permanent dudit comité Mamadou Bocar Ly. A l’en croire, ce recul se poursuit. Il fait comprendre que « la tendance est maintenue en ce premier semestre de l’année 2022 ». Grâce aux actions des services opérationnels, il fait croire que «les départs ont drastiquement régressé. La direction de la police de l’air et des frontières, la direction de la sécurité publique (Dsp) de la marine, de la gendarmerie nationale, mais également de la direction générale de l’administration territoriale mènent un travail de titan sur le terrain. A titre illustratif, un nouveau plan d’actions contre le trafic de migrants a été mis en œuvre » informe le directeur de l’Afrique de l’Ouest et du centre de l’Onudc monsieur Amadou Philip De Andres. Selon lui, cette lutte contre les réseaux criminels stimulera la coopération et soutiendra le travail des services répressifs et judiciaires pour combattre le trafic des êtres humains.

De leur côté, le gouvernement sénégalais s’est engagé dans le combat avec un bon dispositif mis en place : « dès 2005, le Sénégal a intégré dans son arsenal juridique de lourdes sanctions contre les auteurs de trafic de migrants » renseigne le Ministre de l’intérieur sénégalais Monsieur Antoine Félix Diome.

Mapote Gaye

Akondanews.net

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