TCHAD: MAHAMAT IDRISS DEBY MET EN PLACE UN GOUVERNEMENT DE TRANSITION

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Depuis le dimanche 2 mai dernier, la République du Tchad par la voix du porte-parole du Conseil militaire de transition (CMT), s’est dotée d’un gouvernement de transition et a levé le couvre feu en vigueur depuis l’annonce de la mort du Maréchal Idriss Déby Itno.

Dans une brève allocution, le porte-parole de l’armée Tchadienne aux affaires depuis la mort subite du Maréchal Idriss Deby Itno a annoncé sur les antennes de la télévision d’Etat la composition du gouvernement de transition qui a pour missions essentielles la pacification du pays et l’organisation d’élections présidentielles justes et crédibles dans un délai de 18 mois. Aussi, a-t-il annoncé la levée du couvre feu en vigueur depuis la mort du Maréchal Idriss Deby Itno, lequel paralysait les activités économiques des commerçants et autres opérateurs économiques.

En effet, Mahamat Idriss Déby, qui a pris la tête du CMT a annoncé par décret 40 ministres et Secrétaires d’Etat, avec la création d’un nouveau ministère de la réconciliation  et du dialogue. Si des fidèles et anciens ministres de feu Idriss Deby Itno y font leur entrée ou sont reconduits à l’instar de Acheikh Ibn Oumar, des généraux Daoud Yaya Brahim et Souleyman Abakar Adoun, on note par ailleurs la présence fort remarquée de l’opposition Tchadienne qui occupe d’importants postes dans ce gouvernement de transition.

Contrairement aux autres formations politiques de l’opposition qui ont fait leur entrée dans le gouvernement de transition de Mahamat Idriss Déby, le parti de l’opposant Succès Masra, les transformateurs a décliné l’offre en restant attaché à la volonté de la population tchadienne qui rejette le coup d’Etat et parle de «gouvernement de décor, sur fond de coup d’Etat, de recyclage des mêmes visages et des mêmes méthodes ».

En fait, concernant l’opposition tchadienne qui fait son entrée dans le gouvernement de transition pour diverses raisons, l’on note la présence de Mahamat Ahmat Alhabo Secrétaire Général du PLD, nommé au poste de ministre de la justice, lui qui dénonçait dernièrement  la répression violente des manifestations et rappelait l’importance du « droit de manifester ».

Quant à l’opposant historique Saleh Kebzabo qui reconnaît le CMT et se satisfait de la formation du gouvernement de transition qui devra préparer le Tchad à un dialogue national inclusif, il a plutôt préféré fait entrer 2 membres de sa formation politique l’UNDR, notamment Abderahim Awat Atteib à l’élévage et Rachelle Oualmi Bairra en qualité de secrétaire générale adjointe du gouvernement.

Enfin, l’URD, la formation politique de Momadoumngar Félix Nialbé, perçu comme le plus modéré du marigot politique tchadien, occupe deux postes, tandis que Lydie Beassemba, la candidate du PDI aux dernières élections présidentielles devient ministre de l’enseignement supérieur.

Toutefois, la montée en puissance des manifestations populaires dans les rues de la capitale et des autres villes du pays  continue de mettre aux prises la population portée par un idéal de changement et de respect de la constitution contre les forces armées et la police tchadienne agissant sous les instructions du CMT.

La mise en place du gouvernement de transition est-il porteur de stabilité et de paix au Tchad ?

Adingra OSSEI

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