HAMED BAKAYOKO, une symphonie inachevée dans le microcosme politique ivoirien

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Du haut de ses 56 ans, le premier ministre ivoirien, chef du gouvernement et ministre de la défense a été fauché par la mort le 10 mars dernier à Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) des suites d’un cancer foudroyant.

Né le 8 mars 1965 à adjamé (Quartier populaire d’Abidjan), Hamed Bakayoko s’est forgé à l’école de la vie comme il aime à le dire avant de se frayer une voie prometteuse dans la vie politique de son pays. Anciennement militant du PDCI-RDA, il fait parti du contingent qui tourna casaque pour fonder le RDR avec Djéni KOBENAN avant de se retrouver au RHDP aux côtés de son mentor Alassane OUATTARA, lequel qu’il a toujours servi avec abnégation dans la fidélité et dans la loyauté.

Plusieurs fois ministres, il a accédé au prestigieux poste de premier ministre, chef du gouvernement  en Juillet 2020 après la disparition tragique de l’ancien premier ministre Amadou Gon COULIBALY, candidat déclaré et investi par le RHDP aux élections d’octobre 2020.

Considéré comme l’un des hommes forts du régime d’Abidjan, Hamed BAKAYOKO a su se bâtir un charisme hors pair emprunt d’humanisme aux fins de s’imposer dans la mémoire collective et dans l’appareil politique RHDP. A l’évidence, le fils du Worodougou, pressenti comme le successeur idéal d’Alassane OUATTARA qui entend passer le flambeau à une jeune génération dont Hamed BAKAYOKO fait parti n’a pas eu le temps d’achever d’asseoir son influence et son leadership au sein de son parti politique que la mort l’a fauché des suites d’un cancer foudroyant le 1O mars dernier en Allemagne.

A l’annonce de sa mort, ce sont plusieurs sympathisants qui ont envahi les rues de certaines villes et communes de la Côte d’Ivoire en commettant par endroit des actes de vandalisme assortis de propos désobligeants à l’encontre du pouvoir d’Abidjan accusé par ceux-ci d’avoir empoisonné le « Golden Boys » du marigot politique ivoirien.

En attendant que la lumière luise dans cette affaire jugée tragique et inopportune pour la Côte d’Ivoire qui peine à se réconcilier et à amorcer la démocratisation de ses processus électoraux, le programme officiel des obsèques de « demi-dieu » prévoit des hommages de la nation à partir du mercredi prochain, suivis du transfert du corps le jeudi 18 mars à Séguéla, où il sera inhumé le vendredi 19 mars dans la stricte intimité familiale.

Pour rappel, Hamed BAKAYOKO a été évacué en France par avion spécial le 18 février dernier pour raison de santé avant d’être transféré vers l’Allemagne.

La mort en cascade des autorités politiques ivoiriennes proches du Président Alassane OUATTARA ne justifie t-elle pas la guerre de succession en cours au sein du RHDP ?

Adingra OSSEI

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