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Le Cadre restreint de générations et peuples solidaires (GPS) a dans une déclaration en date du 28 septembre 2024, relative à la vie de la nation, précisément à la révision de la liste électorale prévue le 19 octobre prochain dénoncé le mépris du gouvernement ivoirien envers l’opposition et toutes ses composantes.
Réuni en réunion ordinaire le 28 septembre dernier, le Cadre restreint du GPS de Guillaume SORO, a donné de la voix relativement à la période indiquée pour la révision de la liste électorale ce, suite à la publication du décret n°2024-792 du 5 septembre 2024, lequel, fixe la période et défini par ailleurs, les modalités de révision de la liste électorale prévue du 19 octobre au 10 novembre 2024 soit, 22 jours pour mener une opération tenable sur un délai de 3 mois afin, d’ « inscrire 2 millions de nouveaux majeurs, actualiser les données personnelles des électeurs et (radiation des personnes décédées, suppression des doublons, radiation des personnes indûment inscrites ou condamnées), ainsi que de traiter les demandes de changement de lieu de vote ».
Pour le mouvement politique de Guillaume SORO, l’attitude du gouvernement ivoirien, « traduit un mépris total envers l’opposition et toutes ses composantes ; mépris également envers le Peuple ivoirien. Ce mépris, associé à une gestion autoritaire et cavalière du processus électoral, suscite des doutes sur la transparence et la crédibilité des élections à venir » car, à l’en croire, « l’opposition, dans un esprit constructif, a proposé que la révision de la liste électorale se poursuive jusqu’à trois mois avant l’élection présidentielle d’octobre 2025, c’est-à-dire jusqu’à la fin du mois de juillet 2025. Elle a également appelé à un dialogue avec le gouvernement pour engager des réformes profondes du système électoral, afin de garantir une compétition ouverte, démocratique, transparente et inclusive en 2025. Cependant, la réponse du gouvernement a été d’écourter la période initialement prévue pour la révision de la liste électorale ».
De plus, le Cadre restreint du GPS, craint que le gouvernement à travers la CEI n’organise des élections « truquées, avec un collège électoral opaque et une procédure contrôlée par une CEI qui apparaît désormais comme un simple démembrement de l’Exécutif. Cela ne favorise pas un climat politique apaisé, malgré les appels répétés de l’opposition à un dialogue inclusif ».
Par ailleurs, il « demande un audit indépendant de la liste électorale, d’autant plus que, selon les propres aveux du président de la CEI, lors de la révision de 2013, une « fraude massive » avait été constatée, exige que la période de révision de la liste électorale soit étendue à trois mois au minimum afin de permettre une inscription complète des nouveaux électeurs, la mise à jour des informations des électeurs existants et le traitement des radiations, réitère son appel à un dialogue inclusif et à une concertation approfondie avec le gouvernement sur la question cruciale de l’élection présidentielle de 2025 »
« GPS appelle à ce que la Côte d’Ivoire se dote d’un organe électoral véritablement indépendant, capable de gérer les élections de manière impartiale et transparente. La Commission Électorale Indépendante (CEI) actuelle a perdu toute crédibilité, ayant renoncé à son statut d’institution indépendante tel que prévu par la Constitution. Subordonnée au budget de l’État, la CEI est désormais instrumentalisée par le pouvoir du RHDP, ce qui compromet gravement son impartialité et son efficacité » affirme le GPS dont le leader Guillaume SORO, reste radié de la liste électorale.
Adingra OSSEI