Rencontre de la BAD, le haut commissariat des réfugiés, de L’AFD, du CICR et de L’USAID pour une bonne mobilisation des ressources financières et humaines pour lutter contre la désertification et la sécheresse.

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Dans le cadre du rendez-vous de la conférence des parties (COP 15) de la convention des nations unies sur la lutte contre la désertification et la sécheresse (CNULC) quia lieu en ce moment à Abidjan et qui prendra fin le 20 mai 2022, s’est tenu le jeudi 12 mai dans  la salle  pavillon Afrique de l’hôtel ivoire à Cocody, un panel entre différents représentants des nations et des organisations humanitaires a mis un accent particulier sur la mobilisation des ressources financières, l’inclusion, la facilitation et la disposition des ressources aux États fragiles, l’insécurité alimentaire et la migration des peuples.

Selon le représentant du département changement climatique de la Banque africaine de développement (BAD), une étude a  été faite l’année dernière dans les pays du Sahel et de la corne de l’Afrique et en moyenne, les financements  attribués sont d’environ « 12 dollars » par personne soit 7 500 francs CFA, « il reste donc assez d’effort à faire » il est important pour lui de mettre les communautés au centre des informations. La BAD travaille sur la croissance verte, la résilience, la mobilisation des ressources, avec des partenaires et les communautés affectées par les conflits.

Dans ce contexte, environ 25 milliards de dollars d’ici 2027 seront mobilisés pour aider les pays fragiles et les États en transition et renforcer l’action sur l’agenda climatique.

Les populations fragilisées deviennent extrêmement vulnérables lorsqu’elles sont contraintes au déplacement. Ne pouvant plus accéder à leurs terres pour pratiquer leurs activités agricoles ou d’élevages, des communautés entières deviennent dépendantes à l’aide pour survivre, notamment pour la nourriture et l’eau.  « la violence au Sahel ne fait pas qu’exacerber la crise alimentaire, elle en est souvent à l’origine.  La situation est critique et la période de soudure pourrait être catastrophique si un effort concerté n’est pas engagé pour aider les millions de personnes touchées » déclare Patrick Youssef Directeur régional du Cicr pour l’Afrique, avant d’évoquer trois importants éléments vant être pris en compte face à la situation jugée alarmante, à savoir, la mobiliser des ressources avec les donateurs traditionnels qui devraient honorer leurs promesses, le mécanisme de financement autre que les dons. Travailler avec les acteurs de développement et traiter le problème à la racine en incluant les acteurs humanitaires et les acteurs de développement.

Pour Patrick Youssef, « la synergie des actions permettront de faire face à la crise alimentaire ». Il a également évoqué la Covid 19 et la crise Ukraino-Russe engendrent une pénurie de blé et de pétrole dans certains pays comme le soudan. Le Cicr et le croissant rouge travaillent avec des organisations pour aider à sauver des vies, à apporter assistance, à l’amélioration de l’agriculture et la pêche. Il coopère également avec dix pays d’Afrique pour répondre à l’insécurité alimentaire, au manque d’eau et à la sécheresse.

Sandra Ruliiere responsable équipe projet de l’agence française de développement(AFD) s’est également prononcée sur les aides alimentaires octroyées aux pays biens que L’AFD ne soit pas une organisation humanitaire. Le but est  d’associer les acteurs de l’humanitaire aux acteurs du développement. L’AFD aide au règlement des conflits, à la consolidation de la paix.Depuis 2017, une stratégie dédiée à la consolidation de la paix dans un mécanisme de prévention, de résilience et d’une paix durable. La stratégie est dotée d’une somme de 250 millions d’euro par an destinée à appuyer la prévention des conflits violentes et la sortie de crise, réduire les tensions autourdes ressources naturelles, restaurer la confiance et restituer le vivre ensemble. L’AFD cible, le Sahel, le lac Tchad, la République Centrafricaine et le Moyen Orient. « les crises  alimentaires sont liées aux conflits, aux changements climatiques, à la politique et à la crise en Ukraine » déclare Sandra Ruliiere.

Il est donc essentiel de limiter l’impact budgétaire pour les États  les plus touchés par l’insécurité alimentaire et favoriser l’accès aux populations vulnérables à l’alimentation.

L. Yuemin

Akondanews.net

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