RDC-Rwanda : Lancement du Mécanisme de Vérification Ad-Hoc Renforcé dans le cadre du Processus de Luanda pour mettre fin aux agressions des FDLR

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Dans le cadre du Processus de Luanda, le lancement du Mécanisme de Vérification Ad-Hoc Renforcé (MVA-R) marque une avancée majeure dans les efforts visant à mettre fin aux agressions des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), une rébellion rwandaise active sur le territoire congolais. Ce dispositif, piloté par l’Angola, vise à instaurer une surveillance accrue de la sécurité dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), facilitant la pacification et la coopération régionale.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, est arrivé à Goma pour assister au lancement du MVA-R, accueilli par le gouverneur militaire du Nord-Kivu. Ce mécanisme tripartite associe des officiers de liaison congolais et rwandais pour une surveillance conjointe et impartiale des accusations mutuelles d’agression, dans un objectif de stabilisation régionale.

Le MVA-R s’inscrit dans le Plan Harmonisé de Neutralisation des FDLR et dans le processus de désengagement des forces rwandaises présentes en RDC. Il fait suite aux conclusions de la réunion des experts en défense et sécurité tenue le 31 octobre dernier à Luanda, où le Concept d’Opérations (CONOPS) a été adopté par consensus. Une session ministérielle prévue pour le 16 novembre 2024 à Luanda examinera les avancées de ce plan.

Parallèlement, malgré ces initiatives diplomatiques, la situation reste tendue sur le terrain. La coalition M23/AFC-RDF continue ses offensives dans le territoire de Lubero, avec la prise récente de Kamandi Lac le 4 novembre, tandis que la cité de Pinga demeure sous menace.

Raphael Lumoo, correspondant à Kinshasa

Akondanews.net

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