RDC/ manifestations anti-MONUSCO : Le bilan revu à la hausse   

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Kinshasa, le 27 juillet 2022- En dépit de l’impressionnant déploiement des Forces armées congolaises sur les différents sites de la MONUSCO dans le Nord Kivu, les manifestants restent encore mobilisés en ce troisième jour des manifestations éclatées dans le pays pour exiger le départ des forces Onusiennes présentent en RDC depuis près de 22 ans.

Déployée en grand nombre dans le Nord Kivu, l’armée congolaise a pour principale mission dans cette partie de la RDC, de contenir les assauts des populations congolaises contre les installations logistiques et militaires de la MONUSCO.

Depuis le lundi 25 juillet 2022, à l’appel du Président du Sénat congolais Modeste Bahati Lukwebo qui le 16 juillet dernier  exigeait le départ de la MONUSCO, car étant selon lui incapable de stabiliser le pays et de neutraliser les forces rebelles qui sèment le désarroi à l’est de la RDC, ce sont en effet plusieurs milliers de jeunes qui ont par la suite répondu aux mots d’ordre des mouvements patriotiques du pays, tels que la Véranda Mutsanga, le Parlement de FURU, Lutte pour le changement (LUCHA) et Filimbi.

“Au front” contre la MONUSCO, les populations congolaises en chorus ont violemment saccagés et brûlés des dispositifs de la MONUSCO à Goma, à Sake Kanyayonga , à Butembo et à Béni, avant de mettre le feu au domicile du commandant de la police des nations unies à Goma .

A ce jour, le bilan partiel enregistré est de 20 morts et une soixantaine de blessés dans les rangs des manifestants et 3 casques bleus tués.

Par ailleurs, les leaders des mouvements citoyens qui campent sur leur position, à savoir le départ de la MONUSCO, ont formellement interdit aux engins de la MONUSCO de circuler sur les principales voies publiques du pays notamment ,à Bukavu.

Dans un communiqué conjoint entre le Gouvernement congolais et la MONUSCO  rendu public ce mercredi , khasin ndiaye, intérimaire de la Représentante spéciale du Secrétaire Général de l’ONU en RDC a affirmé que : « Nous avons été invités par le gouvernement congolais et nous suivons les instructions du Conseil de Sécurité ; Et donc nous allons rester à GOMA », repondant ainsi aux milliers de manifestants qui exignent sans délai le départ de l’organisation Onussienne présente dans le pays avec près de 20 000 soldats répartis dans trois provinces dont le Nord Kivu, le Sud Kivu et l’Ituri à l’est de la RDC.

Raphaël LUMOO, Correspondant

Akondanews.net

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