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Kinshasa – La chambre haute de la République Démocratique du Congo (RDC) a approuvé, en début de semaine, le projet de loi de finances rectificative pour 2024, après examen approfondi par la commission Économique et Financière (ECOFIN). Présenté par le ministre d’État au Budget, Aimé Boji Sangara, ce budget marque une augmentation notable des prévisions financières initiales, s’établissant désormais à 44 410,1 milliards de FC (15,8 milliards de dollars), contre 40 986,0 milliards de FC précédemment.
Une révision motivée par des réalités économiques
Selon Célestin Vunabandi, président de la commission ECOFIN, cette révision découle principalement des résultats de la renégociation du programme sino-congolais et de nouvelles recettes extérieures d’appui budgétaire. Bien que la soumission de ce projet ait dépassé la date limite du 30 octobre 2024 pour les engagements de crédits, la commission a recommandé son adoption, soulignant l’importance d’un calendrier clair pour l’encaissement des fonds et leur utilisation effective avant le 31 décembre 2024.
Priorités et nouvelles orientations budgétaires
Le budget rectificatif 2024 reflète des priorités révisées, notamment :
• Une hausse de 78 % des dépenses liées à la dette publique et aux faits financiers.
• Une augmentation de 38 % des dépenses exceptionnelles.
• Une stabilité relative des rémunérations et des subventions.
Cette révision traduit les efforts du gouvernement congolais pour s’adapter à de nouvelles opportunités économiques tout en répondant aux impératifs financiers.
Un défi pour la mobilisation des ressources
Malgré des ambitions affichées, des interrogations subsistent quant à la capacité de mobilisation des recettes. La commission ECOFIN a noté l’absence de preuves concrètes concernant l’encaissement des ressources avant la fin de l’année. Une concertation entre le ministère du Budget, celui des Finances, et les commissions parlementaires a été suggérée pour élaborer un plan opérationnel précis.
Un budget ambitieux pour des défis de taille
Le ministre Aimé Boji Sangara a défendu cette augmentation budgétaire, la justifiant par une progression de 8,4 % par rapport au budget initial, en réponse aux besoins croissants de la RDC. Ce projet, désormais en attente de promulgation par le Président de la République, devrait permettre de mieux répondre aux exigences du développement national, tout en suscitant des attentes pour une gestion rigoureuse et transparente des fonds publics.
Raphael Lumoo, correspondant à Kinshasa
Akondanews.net