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Goma, 1er mars 2025 – La situation sécuritaire préoccupante dans la ville de Goma continue d’avoir un impact dramatique sur les conditions de vie des populations locales. L’occupation de la ville par les groupes rebelles de l’Alliance des Forces pour le Changement (AFC/M23) perturbe gravement l’accès aux soins de santé, mettant en danger les femmes enceintes et les nouveau-nés.

Selon Dr Obadia Musumba, Médecin-Chef de la Zone de Santé (ZS) de Karisimbi, huit décès maternels ont été enregistrés entre le 25 janvier et le 28 février 2025. Un chiffre alarmant qui a été confirmé ce vendredi 28 février par les membres du Comité de Gestion (COGE) de la zone de santé, lors d’une réunion à laquelle la société civile a activement pris part.
Un climat de terreur qui retarde l’accès aux soins
Dans un entretien accordé à Akondanews.net, Dr Musumba a expliqué que cette augmentation des décès maternels est directement liée au climat de terreur qui règne à Goma sous l’occupation rebelle. La peur de circuler la nuit empêche les familles d’amener rapidement les femmes enceintes vers les structures de soins.
« Certaines femmes enceintes arrivent trop tard à l’hôpital, souvent en situation d’urgence. La nuit, la population craint d’accompagner les patientes en raison de l’insécurité persistante », a déclaré le Médecin-Chef de Zone.
Une crise sanitaire aggravée par les pénuries de médicaments
Karisimbi est l’une des deux zones de santé de la ville de Goma, englobant plusieurs structures hospitalières qui font face à une augmentation des maladies comme le choléra. Les établissements de soins se retrouvent débordés, d’autant plus que les ruptures de médicaments deviennent de plus en plus fréquentes.
Cette situation critique est exacerbée par l’isolement de la ville, coupée du reste du pays en raison de l’occupation rebelle. L’interruption des liaisons avec les autres provinces empêche l’approvisionnement en produits médicaux essentiels, mettant davantage en péril les services de santé.
Face à cette urgence humanitaire, les acteurs de la société civile et les professionnels de la santé appellent les autorités nationales et internationales à agir rapidement pour restaurer l’accès aux soins et garantir la sécurité des patients et du personnel soignant.
Rédaction
Akondanews.net