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À l’approche du scrutin présidentiel d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire, les regards se tournent vers la capacité des acteurs politiques et de la société civile à transformer cette échéance en un rendez-vous démocratique apaisé. Dans une analyse publiée ce mardi 2 septembre 2025 sur les réseaux sociaux, Dr Roméo Okou livre sa réflexion intitulée « Présidentielles d’Octobre 2025 en Côte d’Ivoire : Chronique d’une élection apaisée ». L’analyste politique y explore les enjeux de cette consultation électorale, les leçons tirées des scrutins passés, mais surtout les conditions à réunir pour que la compétition, bien que vive, s’inscrive dans une dynamique de paix, de cohésion et de maturité démocratique.
Au-delà de la valeur démocratique qu’on reconnaît à un vote, le scrutin présidentiel d’Octobre 2025 porte aussi des enjeux politiques. A chaque élection ses enjeux. Le scrutin présidentiel d’Octobre prochain ne déroge pas à cette règle. Il convient primo de rappeler que les ivoiriens voteront le futur Président de la République de Côte d’Ivoire qui déterminera le destin de la nation pour cinq (5) ans. C’est donc une donne majeure fortement prise en compte par les acteurs de la scène politique. De ce fait, les formations politiques ivoiriens ne voudraient en rien rester en marge de ce processus transitoire dans la vie démocratique de la nation.
Avoir le Président de la République de son camp permettrait d’asseoir davantage ses bases au sein de la classe politique. Quant aux cadors politiques, il n’est pas question pour eux de se faire conter l’histoire par des nouveaux venus ou par des blocs de partis autrefois moins influents dans certains fiefs électoraux. Toutes ces considérations ont rendu la lutte âpre.
Ce qui est cependant palpable et fouette l’orgueil du citoyen ivoirien, c’est l’ambiance qui règne avant la campagne électorale présidentielle d’Octobre 2025. Les souvenirs sont encore vivaces dans les esprits. Présidentielles de 2010, Présidentielles 2015 et Présidentielles de 2020. La paix et la cohésion nationale avaient été éprouvées. Il s’en est suivi une crispation au sein de la classe politique. Mais, l’eau a coulé sous le pont. A observer ces derniers mois de la campagne électorale présidentielle, il se dégage des signes avant-coureurs qui permettent de croire que les acteurs politiques ivoiriens n’ont pas convenu de se conformer au droit positif ivoirien et d’intégrer les réformes politiques.
Le souhait de la majorité des ivoiriens est de voir ces élections présidentielles de 2025 se dérouler sans heurts et chacun à son tour avec les populations, les formations politiques de la mouvance présidentielle (RHDP), comme de l’opposition (PPACI, PDCI, MGC, COGEP) mouillent le maillot pour faire adhérer l’électorat à leurs causes.
Dans les hameaux, les rues et parfois dans des résidences privées, les discours politiques doivent converger à cette fin. Chaque camp devrait aller de son imagination. Et ceci doit se faire dans le respect des lois qui gouvernent la République de Côte d’Ivoire. Les frustrations d’autrefois doivent se dissipées. Au regard de cette ambiance pacifique qui devrait marquer la campagne électorale présidentielle de 2025, les opérations de vote qui auront lieu en Octobre 2025 constituent de facto, un défi majeur. La qualité du scrutin, le taux élevé de participation et la bonne gestion du contentieux électoral seront une conclusion décisive pour la communauté nationale et internationale. Le dégel politique tant prôné est une réalité, dira-t-on.
Pour cela, l’atténuation du discours durant ces derniers mois de campagne électorale présidentielle, la sensibilisation des populations sont les leviers à manier par les partis politiques. Pour atteindre notamment ce pari cher au développement de la nation, partis politiques, leaders d’opinion, autorités morales, administratives et religieuses doivent jouer leur partition en invitant les citoyens à prioriser la paix, l’unité nationale et la cohésion sociale.
Par Dr. Roméo OKOU
Akondanews.net