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Le tribunal militaire de garnison de Goma, siégeant en chambre foraine pour flagrance, a condamné à mort, le vendredi 29 novembre 2024, Ngoy Inabanza Félicien, premier sergent de la Garde Républicaine (GR). Cette décision intervient après un acte tragique survenu au port public de Goma, où le militaire, en état d’ébriété, a ouvert le feu sur des civils, causant des pertes humaines et semant la panique.
Un incident dramatique qui choque la population
Lors du procès, des preuves accablantes ont confirmé que le sergent Ngoy Inabanza avait violé les consignes militaires et dissipé des munitions en tirant de manière répétée sur des civils. Parmi les victimes figurent un motard taxi et sa cliente, tués sur place au Port SNCC de Goma. Cet acte brutal a exacerbé la colère d’une population déjà éprouvée par une insécurité persistante, souvent attribuée aux forces de l’ordre elles-mêmes.
Une justice exemplaire, mais des défis systémiques
Cette condamnation à mort, bien que saluée par certains comme un pas en avant contre l’impunité, soulève des questions sur les problèmes structurels qui gangrènent les forces de sécurité. Selon des observateurs, cette affaire met en lumière l’indiscipline et l’alcoolisme qui affectent certains militaires.
« Ce verdict ne suffit pas à régler les problèmes sous-jacents. La justice doit s’attaquer aux causes profondes de ces dérapages pour éviter que de tels drames ne se reproduisent », a déclaré un membre de la société civile de Goma.
Un appel à des réformes profondes
La condamnation de Ngoy Inabanza Félicien est un signal fort, mais insuffisant pour rétablir la confiance des habitants envers les forces de l’ordre. Les appels à des réformes profondes se multiplient, mettant en avant la nécessité de :
• Renforcer la discipline et le contrôle au sein des unités militaires.
• Sensibiliser les soldats aux conséquences de l’abus d’alcool.
• Établir des mécanismes de prévention pour détecter et sanctionner les comportements à risque.
Une ville sous tension
Cet incident tragique reflète l’instabilité sécuritaire persistante à Goma, où la population se sent souvent abandonnée face à des forces de l’ordre censées les protéger. Les habitants espèrent que ce verdict marquera le début d’une réforme nécessaire pour restaurer l’ordre et la paix dans une ville trop souvent endeuillée par des violences évitables.
Raphael Lumoo, correspondant à Kinshasa
Akondanews.net