LE POUVOIR AFRICAIN.

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Le culte de la personnalité sous nos tropiques (avec quelques exceptions) nous paraît être l’une des causes du tripatouillage des lois fondamentales avec son corollaire de confiscation du pouvoir d’État.

Dans la conception africaine du pouvoir, le chef est d’abord un choix de Dieu avant d’être celui des humains. Le chef, choix de Dieu puis des humains est au début et à la fin de toute chose toujours selon la même conception.

Tout ce qui est, est le fait du chef. Détenteur d’un pouvoir divin, le chef est le Maître de la terre, du ciel et de la mer, c’est lui qui rend tout possible. Il revendique même les caprices de la nature. Il fait jour, c’est parce que le chef l’a voulu. La nuit tombe c’est encore la volonté du chef. Il pleut (suivez notre regard) c’est pour marquer la présence du chef. Le soleil est au zénith, c’est le chef qui l’a voulu. Le chef est la totalité de la totalité c’est-à-dire qu’ au lieu d’être une partie du tout, il est le tout du tout. Dans ces conditions, ne soyons pas surpris que tout  l’argent du pays lui appartienne. Le chef c’est l’État et l’Etat c’est le chef. Ici, pas besoin de dire l’État a offert mais plutôt le chef a offert. Trop gentil le chef. Enfin!!! Tout notre argent lui appartient.

Regardons maintenant les conseillers,  pardon les suiveurs du chef: avec leur forme à l’image des rôles qu’ ils jouent. Ils sont spécialistes et experts en mensonge, avocats du diable, répondants et répondeurs automatiques, spécialistes en faux sondages.  Ceux-là,  ils mangent avec leurs deux mains et leurs deux pieds. Ils vivent avec le chef dans le meilleur des mondes.

Voici le pouvoir africain. Ici, l’émotion prend le pas sur la raison. Ici, c’est le culte de la personnalité, un frein à l’alternance.

Emmanuel de Kouassi

AKONDA NEWS

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