LE GRAND BARRAGE DE LA RENAISSANCE ETHIOPIENNE AU COEUR DE LA VISITE DE LA PRESIDENTE SAHLE-WORK ZEWDE AU NIGER

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NIAMEY, 06 Mai 2021 – La Présidente de la République Démocratique Fédérale d’Ethiopie, Mme Sahle-Work Zewde, a effectué, ce mercredi 5 mai 2021, une visite de travail et d’amitié à Niamey, au Niger.

À sa descente d’avion à l’Aéroport International Diori Hamani de Niamey, la Cheffe d’Etat éthiopienne a été accueillie par le Premier Ministre Ouhoumoudou Mahamadou, avant d’avoir un entretien avec le Président Mohamed Bazoum au Palais de la Présidence.

Une séance de travail a ensuite regroupé les délégations des deux pays, et une conférence de presse des deux Chefs d’Etat a clos la visite. Face à la presse, les deux dirigeants ont réitéré leur volonté de coopérer au grand bénéfice de leurs deux peuples et du continent.

La Présidente éthiopienne, après avoir félicité son homologue du Niger Mohamed Bazoum pour la transition démocratique paisible du pouvoir et exprimé toute sa satisfaction d’être au Niger, a indiqué s’être déplacée au Niger pour faire part au Chef de l’État nigérien de la situation dans le Nord de son pays, notamment le problème frontalier avec le Soudan ; et les 6èmes élections générales qui vont se dérouler dans son pays dans un peu plus de 3 semaines.

Selon elle, il était également question du grand barrage de renaissance construit par l’Éthiopie sur le Nil Bleu, “un barrage hydro-agricole qui n’a pas vocation de retenir de l’eau mais à produire de l’électricité pour le bénéficie des populations éthiopiennes”, a-t-elle expliqué.

Le Niger est l’un des trois (3) pays représentant dignement l’Afrique au Conseil de Sécurité des Nations Unies, “c’est à juste titre qu’il est nécessaire d’apporter des explications et de tenir les amis informés” de la situation, a ajouté la Présidente éthiopienne.

Ce barrage, d’une puissance annoncée de près de 6 500 mégawatts, note-t-on, est à l’origine des tensions qui existent actuellement entre l’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan en ce qu’il est présenté comme vital par Addis-Abeba et perçu comme une menace par Le Caire et Khartoum.

Sa construction a débuté en avril 2011. Depuis, les trois pays n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente. Ils se livrent plutôt à une guerre diplomatique. Le choix de Mme Sahle-Work Zewde de venir au Niger s’explique par le fait que ce pays ouest-africain est actuellement membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies où ce genre de dossiers est traité sur fond de décisions irrévocables.

KPM

AKONDANEWS.NET

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