La danse classique du peuple inconnu.

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“Tu n’es pas assez blanche pour devenir danseuse de ballet classique. Je vais t’exclure. Abandonne ou je te fais abandonner”.

Voici l’esprit dans lequel les danseuses de ballet noires font face au racisme dans les cours de danse classique.

La magie noir de nos ancêtres Africains entre comme une force de talent en possédant les pieds de nos petites filles noires.

Leurs pieds remplies d’étoiles courageuses affrontent les embûches sur le chemin  de leur destinée, pétrissent le sol en transformant les soulevés de gouttelettes de sable en or.

Une danseuse de ballet indienne décrit la relation assez spectaculaire que l’Inde a avec la danse classique.Elle dit ceci: ” Spiritualité, notre danse classique nous enracine à notre spiritualité, c’est doux et très puissant.”

Mr Homer Bryant est une légende de la danse à Chicago et créateur de hiplet (contraction hip hop ballet). Le faiseur de stars pousse nos petites filles noires magiques à se surpasser dans la discipline et devenir les meilleures danseuses de ballet noires.

Son concept sur le hip hop ballet sur pointe abat l’exclusion qui dit que nos filles ne sont pas assez blanches pour faire de la danse classique et ont besoin de leur approbation pour réussir dans ce milieu.

Hip Hop Ballet: C’est également un mouvement pour faire tomber le racisme. C’est une façon de répondre aux racistes qui se sont appropriés la danse classique en excluant la magie de nos petites filles noires .

Ils appellent cette nouvelle touche des filles noires qui “massacrent” une forme d’art traditionnellement blanche.

Le hip hop ballet marque un changement de tempo aux sonorités hip hop sur des pas de danse classique. Le Hiplet se danse abattu et ancré dans votre plié. Ce n’est pas tirée vers le haut et les genoux droit. C’est là que tout le renforcement de la pointe entre en jeu. Cette endurance appelle durement à travailler les muscles naturels des personnes noires.

Cette brillante idée surgit comme un boomerang pour signer la nouvelle destinée d’un ballet dit réservé aux blancs. La vision du hip hop ballet invite les noirs à s’identifier dans un groove qui leur correspondent pour accentuer la maîtrise de l’art sur du classique.

Une traînée de poudre de filles noires en pointes se pavanant avec confiance sur du hiplet lors du talk show de Jason Derulo comme pour montrer la démo inonde le monde.

Qui est véritablement Mr Homer Bryant? C’est un ancien danseur principal du danse theatre of harlem, choisi par le fondateur Arthur Mitchell (le premier danseur noir du New york City ballet). Il a également joué à Broadway, dans la production cinématographique de the wiz, et avec la célèbre ballerine Maria Tallchief’s Chicago city ballet.

En 1990, il fonde son école, le multiculturale dance center au centre-ville Chicago pour offrir à tous les danseurs mais surtout aux étudiants à faible revenu et aux étudiants de couleur, une entrée au ballet classique.

Son école est une véritable académie de ballet avec un programme de formation préprofessionnelle et des anciens qui se produisent avec Alvin Ailey American dance theatre, le cirque du soleil, à Broadway, et plus encore.

La légende de la danse sur pointe déclare: “Si j’étais une personne blanche, j’obtiendrais une bourse Mac Arthur Genius pour ce que je fais ici. C’est aussi simple que ça.”Homer Bryant

Ses filles noires sont brillantes et vont toutes à l’université. Lorsqu’elles se rendent au cours de danse de Chicago elles suivent un programme de danse universitaire.

Mr Bryant est plus que l’inventeur du hip hop sur pointe lorsqu’il nous confie ceci: “Chaque enfant de mon école à des collants qui correspondent à son visage et à ses bras. C’est une expérience psychologiquement édifiante. Vous vous sentez comme vous lorsque vous vous regardez dans le miroir.”

Il est vrai que l’on attribue le ballet classique comme étant un art Européen. La danse classique soulève le corps en sautant vers le haut.

Hors, la plupart des danses africaines sont ancrées plus vers le sol. Le corps bouge plus pour aller vers le bas et s’enracine dans la terre; car selon un proverbe africain on ne mélange pas le ciel et la terre.

Les Européens dansent en allant vers le ciel.

En tant qu’africain, nous estimons que le ciel nous le possédons comme une vie. Le ciel évoque la naissance. Le ciel représente cet autre monde spirituel auquel l’africain croit depuis des générations. La naissance dans la vie de l’Afrique est l’incarnation, la réincarnation de l’énergie divine d’un ancêtre qui revient à travers nous.

Mais ne vous méprenez pas, en Afrique nous avons également des danses traditionnelles qui s’orientent vers le haut pour toucher la grandeur du ciel. La danse traditionnelle Rwandaise « urunana », qui s’exprime en amenant gracieusement les bras avec le haut du corps pour aller chercher le ciel. La danse du peuple wé, qui est une danse d’initié, consiste à balancer l’enfant très haut dans les airs. N’importe quelle personne n’est donc pas habilitée à le faire.

L’ambiance des danses africaines qui vont vers le ciel ont une compréhension très particulière avec le monde spirituel.

C’est une autre façon de nourrir une communication avec les ancêtres.

Lorsque le peuple inconnu exerce la danse en sautant vers la naissance, ce n’est pas pour y mélanger la terre et le ciel mais pour établir une autre forme de connexion avec tout ce qui concerne le monde inconnu.

Nous retenons que le racisme nous aide à nous surpasser et à être créatif. Le racisme nous rend tellement productif en art que nous pensons qu’il y a finalement des côtés positifs. Le racisme nous permet de consumer une certaine douleur qui nous plonge dans notre côté obscur de notre personnalité. C’est ainsi que nous voyons tous les chemins qui mènent au succès.

On peut attribuer ou donner le nom que l’on veut à une danse, mais dans le gestuel vous avez la provenance de la danse. Nous avons dans les figures des similitudes aux pas de danses traditionnelles africaines qui ont des millénaires d’existences absolument marquantes. Ses danses sont parfois traduites peut être inconsciemment dans ce qu’ils appellent la danse classique.

Le fait d’ignorer les personnes noires dans les cours de danse classique a créé une quantité de petites filles noires aux pieds magiques.

L’Afrique nous aide à comprendre son expertise en communication fusionnelle avec ces deux mondes très distincts. L’analyse de l’Afrique avec le monde prouve que rien ne meurt, mais qu’il y a un passage d’une vie terrestre à un monde spirituel.

En d’autres termes pour l’Afrique authentique la mort n’existe pas.

Voilà ce que représente la danse classique dans le monde spirituel de l’Afrique.

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