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À Kong 2, village de la sous-préfecture de Yakassé-Attobrou, la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE) fait face à une vive controverse. La société a procédé au remplacement des compteurs ordinaires par des compteurs à carte sans consultation préalable des habitants. Ce changement, qui aurait pu être accueilli comme un progrès, a entraîné des désagréments importants, notamment pour une commerçante locale dont les pertes suscitent la colère de la communauté.
Une commerçante lourdement impactée
Parmi les cas les plus frappants, celui d’une commerçante de Kong 2 qui vend des jus et de la glace. Durant son absence, les agents de la CIE ont remplacé son compteur sans l’en avertir. Cette intervention a coupé l’électricité, et à son retour, elle a constaté que tous ses produits avaient été endommagés faute de conservation. Les jus et la glace qu’elle avait soigneusement préparés pour trois jours se sont gâtés, occasionnant une perte financière considérable.
Les habitants de Kong 2 demandent que la CIE dédommage cette commerçante pour les dommages subis. « Comment peut-on venir changer un compteur sans prévenir, au mépris des activités économiques des habitants ? », s’indigne un villageois.
Des pratiques jugées irrespectueuses
Au-delà de ce cas particulier, c’est la méthode utilisée par la CIE qui est largement critiquée. Les habitants dénoncent l’absence d’information et de consultation avant l’installation des nouveaux compteurs. Pour beaucoup, cette démarche montre un mépris pour les populations rurales. « Pourquoi cela se fait-il sans prévenir dans les villages, alors que dans les villes, ces changements ne sont pas imposés de cette manière ? », se demande un résident de Kong 2.
Des avis mitigés dans la communauté
Malgré l’indignation générale, certains habitants de Kong 2 reconnaissent les avantages des compteurs à carte, notamment pour leur transparence. Ces compteurs permettent aux abonnés de mieux gérer leur consommation d’énergie, contrairement aux relevés manuels souvent jugés approximatifs.
Cependant, même les partisans de cette modernisation insistent sur la nécessité de sensibiliser les abonnés avant d’imposer un tel changement. « Oui, le compteur à carte est une bonne chose, mais pourquoi ne pas prévenir les gens à l’avance pour éviter des situations comme celle de la commerçante ? », souligne un habitant.
Un appel au respect et au dialogue
Face à cette situation, les habitants de Kong 2 appellent la CIE à adopter une approche plus respectueuse. Ils demandent une meilleure communication, mais surtout un dédommagement pour les pertes subies, en particulier par la commerçante.
La CIE interpellée : dédommager et revoir ses méthodes
Pour apaiser les tensions, les habitants estiment que la CIE doit impérativement dédommager les victimes de ses interventions non concertées. À Kong 2, la commerçante dont les produits ont été détruits est devenue le symbole d’une population qui réclame plus de respect et de considération.
Si les compteurs à carte marquent une avancée technologique, leur installation ne doit pas se faire au détriment des droits et des moyens de subsistance des abonnés. La CIE est désormais appelée à revoir ses méthodes pour éviter de nouveaux désagréments, en particulier dans les zones rurales comme Kong 2. Une meilleure communication et une prise en compte des réalités locales pourraient transformer ce projet en un véritable levier de modernisation, accepté par tous.
Kakaboara, envoyé spécial à Kong 2
Akondanews.net