FESCI, POUR UNE ÉCOLE NOUVELLE.

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Dans les années précédant 1990, la Génération des Enseignants, génération devancière des années 70 rompue à la lutte syndicale clandestine a libéré La Parole Syndicale et Politique.
 
Poussée par l’énergie de la Parole Libérée, La Génération Estudiantine 90 en cherchant à améliorer les conditions d’études et de vie des élèves et étudiants, a apporté la pluralité politique à travers de déroutantes manifestations spontanées.
 
Ayant fait le constat du manque de volonté politique et à cause du musèlement de la jeunesse embrigadée dans la rigidité structurelle inhérente au parti unique, la FESCI naissante s’est structurée en quatre mouvements de base  pour former une FÉDÉRATION:
• La CESCOCI dirigée par AZOWA Beugré Amos
• Le SEECI dirigé par GOGOUA Clément
• L´ONEECI dirigée par ANOH Timothée
• L’UEECI dirigée par APPIAH
 
La CESCOCI (Conscience Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire) à laquelle j’appartenais comptait comme membres :
Beugré Amos AZOWA
Joseph Martial AHIPEAUD
Mampo Gérard GUILLET
Charles ZAGBO GROGUHÉ
Désiré LAGBRÉ
Tapé Hippolyte LAGO
Henri TOHOU
Nicole AKÉ
Grégoire AHONONGA
Lago Apollinaire SÉRY
 
Après analyses du terrain, la FÉDÉRATION ESTUDIANTINE ET SCOLAIRE DE CÔTE D’IVOIRE a conclu dans son slogan d’Espoir d’une Lutte : IL NE PEUT Y AVOIR D’ÉCOLE NOUVELLE SANS DÉMOCRATIE VÉRITABLE.
 
Nous nous rencontrions où nous pouvions (Cocody, Adjamé, Deux-plateaux.. ) et très souvent en plein-air car disait-on à cette époque, que les murs ont des oreilles. C´est ainsi que nous nous retrouvions dans la cour des églises en l’occurrence à St Kizito de Williamsville. Ma binôme à la FESCI était Nicole AKÉ et mon compagnon d’infortunes, outre  mon frère Désiré LAGBRÉ était Moulaye DAGNOGO alias MOLBY.
 
Notre cellule de Williamsville a comporté des acteurs fougueux comme SIMI Thomas, le russe et MANTHO Manix.
 
Mais le nom qui a le plus marqué la FESCI depuis ses premières heures jusqu’à aujourd’hui est celui du Commissaire Caillou, Jean DÉKPAI.
 
L’aventure du journal de la FESCI, LE FÉDÉRAL « Informer et Former pour mieux Transformer »  dont j’étais le Rédacteur en Chef, a tourné court après quelques mois de parutions en 1991 avec l’enlèvement du Directeur de Publication, le Secrétaire Général de la FESCI Martial AHIPEAUD. Il fut emprisonné à Dimbokro.
 
Pour exiger sa libération ainsi que celle de plusieurs étudiants enlevés par la suite et emprisonnés, la marche du 18 Février 1992 fut organisée au Plateau. Elle aboutit à l’emprisonnement des leaders de l’opposition ainsi que de la société civile dont Laurent GBAGBO ; Secrétaire Général (à l’époque) du FPI ET DÉGNI Ségui, Président de la LIDHO (Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme).
 
IL NE PEUT Y AVOIR D’ÉCOLE NOUVELLE SANS DÉMOCRATIE VÉRITABLE.
 
Ce slogan est toujours d`une brûlante actualité, trente années après, vu le manque criard d’infrastructures scolaires adéquates proportionnelles au nombre de scolarisés et malgré les immenses moyens dont dispose l’état de CÔTE D’IVOIRE.
 
Une école nouvelle ne sera donc possible que dans un environnement politique sain avec une vision centrée sur les véritables besoins de la jeunesse scolaire et aboutissant à une transformation qualitative basée sur une formation pratique à partir d’informations ancrées dans la richesse endogène africaine catalysée par un transfert de technologies respectueux du patrimoine africain.
 
Nous sommes pour une école nouvelle.
 
Apollinaire SÉRY

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