|
Lecteur Audio
Getting your Trinity Audio player ready...
|


Abidjan, 10 février 2026 – La Côte d’Ivoire est secouée par une affaire d’une extrême gravité. Adama Bictogo, ancien président de l’Assemblée nationale et figure majeure de la vie politique ivoirienne, aurait été enlevé à son domicile par des hommes armés et encagoulés non identifiés, selon un communiqué officiel de son avocat.
Des faits graves survenus au domicile de l’ancien président de l’Assemblée nationale
D’après le communiqué de presse de Maître Kouame Fulgence, avocat de la République de Côte d’Ivoire et conseil de la famille, les faits se seraient déroulés aux environs de 20 heures, heure locale. Des individus lourdement armés et portant des cagoules auraient fait irruption dans la résidence privée de l’ancien haut responsable, neutralisant les agents de sécurité avant de l’emmener sans mandat ni explication officielle.
Plus préoccupant encore, après l’enlèvement, les mêmes individus auraient procédé à une perquisition approfondie des lieux, emportant des documents sensibles, des bijoux ainsi que des sommes d’argent, laissant derrière eux une résidence mise à sac.
Une atteinte grave à l’État de droit
Dans son communiqué, Maître Kouame Fulgence condamne avec la plus grande fermeté ce qu’il qualifie d’« enlèvement odieux » et de violation manifeste des droits fondamentaux, notamment le droit à la liberté, à la sécurité et à la propriété privée.
Il rappelle que son client n’a jamais été impliqué dans des activités illégales et demeure un citoyen respectueux des lois et des institutions de la République.
L’avocat exige des autorités compétentes qu’elles prennent toutes les mesures nécessaires afin de :
- localiser rapidement Adama Bictogo,
- garantir son intégrité physique et morale,
- procéder à sa libération immédiate,
- et récupérer les biens emportés lors de la perquisition.
Silence officiel et inquiétude nationale
À l’heure de la publication de cet article, aucune communication officielle détaillée n’a encore été faite par les autorités sécuritaires ou judiciaires sur les circonstances exactes de cette opération. Ce silence alimente de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique, de la classe politique et de la société civile.
Dans un pays qui se revendique comme un État de droit stable, cet événement soulève des préoccupations majeures quant au respect des procédures légales, à la chaîne de commandement sécuritaire et à la protection des acteurs politiques, quel que soit leur bord.
Appel à la vigilance et à la transparence
Le conseil de la famille appelle enfin l’opinion nationale et internationale à rester vigilante et à exiger la transparence totale dans l’enquête annoncée. Il insiste sur la nécessité d’une diligence exemplaire afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui pourrait constituer un précédent dangereux pour la démocratie ivoirienne.
« Nous sommes convaincus que la vérité éclatera et que notre client sera libéré dans les plus brefs délais »,conclut Maître Kouame Fulgence.
Akondanews.net – Rédaction politique
Fait à Abidjan, le 10 février 2026