Énergie : Abuja accueille la 1ère Session du Comité Ministériel Conjoint de Pilotage du Projet d’Interconnexion Electrique WAPP Dorsale Nord

NIAMEY, 11 Juin 2021 – Les Ministres en charge de l’Energie du Niger, du Nigeria, du Burkina Faso, du Bénin et du Togo se sont réunis ce jeudi 10 juin 2021 à Abuja au Nigeria, lors de la première Session du Comité Ministériel Conjoint de Pilotage du Projet Régional d’Interconnexion Electrique ou West African Power Pool (WAPP) Dorsale Nord.

Cette réunion a également vu la participation du Commissaire à l’Energie et aux Mines de la Commission de la CEDEAO, du Secrétaire Général du Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA-CEDEAO), et des Directeurs Généraux des Sociétés nationales d’électricité (TCN, NIGELEC, CEB, SBEE, CEET, SONABEL).

Cette rencontre a pour objectif de faire le point d’avancement du projet et d’échanger sur les modalités de la pose de la première pierre pour le lancement effectif du projet.

Conçu par les autorités en charge de l’énergie de ces cinq pays ouest-africains dans le cadre du Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA, Institution spécialisée de la CEDEAO chargée de l’intégration du système électrique régional et de la mise en œuvre du marché électrique régional), ce projet, également appelé Projet 330 kV Dorsale Nord de l’EEEOA, consiste en la construction d’une ligne de transport de 330 kV d’environ 880 km pour relier Birnin Kebbi (Nigéria) à Ouagadougou (Burkina Faso) via Zabori et Niamey au Niger et Malanville au Bénin.

Le projet prévoit également l’électrification de quelque 611 localités rurales situées dans un rayon de 5 km de part et d’autre de la ligne et la mise en œuvre de plusieurs mesures d’atténuation environnementales et sociales. Il s’agit, entre autres, de la mise en œuvre de plans d’action en matière de réinstallation (PAR) destinés aux personnes et aux collectivités touchées par les activités de mise en œuvre du projet.

Le projet est financé à hauteur de 568,16 millions $ US, soit un peu plus de 300 milliards de francs CFA, par l’Agence Française de Développement (AFD), la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Union Européenne (UE), la Banque Mondiale (BM) et le Gouvernement fédéral du Nigéria.

Il est mis en œuvre par une unité centralisée de gestion qui construira les infrastructures et les mettre à la disposition des sociétés nationales d’électricité des différents pays membres de la Dorsale. Cette Unité de gestion du projet (UGP) est logée à la TCN pour une meilleure exécution du projet qui a déjà démarré ses activités en mai 2019.

L’achèvement de ce projet d’interconnexion régionale, dont la mise en service est prévue pour le 2ème semestre 2023, concrétisera le rêve de la CEDEAO d’intégrer les réseaux électriques nationaux dans un marché régional unifié de l’électricité en vue d’assurer, à court terme, le transport de l’électricité à moindre coût à partir du Nigéria vers le Niger, le Bénin et le Burkina Faso.

A moyen et long terme, il servira de socle pour faciliter les exportations à partir du Niger, où il est prévu d’électrifier 252 localités représentant quelque 243.000 personnes.

Au finish, entre 2025 et 2030, ce sont quelque 600 MW qui transiteront à travers cette dorsale et permettront ainsi aux entités pays concernés de mettre en place un système commercial adapté, basé sur une offre adéquate à des prix compétitifs en équilibrant de manière optimale les ressources et les demandes de chaque pays.

C’est donc compte tenu de la dimension régionale du projet, et afin d’améliorer sa coordination, que les Ministres en charge de l’Energie des pays traversés par le projet Dorsale Nord ont mis en place un cadre institutionnel qui prévoit la création d’une Unité de Gestion du Projet (UGP) pour aider, entre autres, à l’élaboration et à la réalisation physique dudit projet.

Destiné à fluidifier les échanges énergétiques entre tous les pays de la région, ce Projet comprend deux volets : un premier volet dédié à la construction des lignes d’interconnexion entre le Nigéria, le Niger, le Burkina Faso et le Bénin, et un deuxième volet consacré à l’assistance technique au Système d’Echange d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA), afin de faciliter l’intégration des pays participants.

KPM

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