Election à la Fédération Camerounaise de Football : Samuel ETO’O Fils sera t-il de la partie ?

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Alors que ce 1er septembre marque la date limite pour le dépôt des dossiers de candidature au poste de président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), le cas Samuel  ETO’O ouvre un débat profond dans l’affaire de double nationalité. Pourtant au delà de tout, la candidature de l’international camerounais pourrait être possible.

« ETO’O Fils peut », ce slogan semble amusant mais trouve un sens en ce que Samuel ETO’O a pu lui même imposer à la tête de la FECAFOOT, Seydou Mbombo NJoya par ses méthodes et stratégies propres.

Si aujourd’hui celui qui assume les fonctions de patron de l’instance camerounaise de football ne s’accorde plus avec son ami et appui d’autrefois à cause de la bataille du pouvoir, il peut au moins se souvenir de la façon dont il est arrivé à l’exécutif de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT).

Quelques jours plutôt, lors d’une conférence de presse à Yaoundé, la commission électorale de la FECAFOOT a annoncé la non éligibilité de tout candidat trainant une double nationalité au moment même où l’on soupçonnait déjà une probable candidature de Samuel Eto’o Fils.

Depuis lors, le débat de la double nationalité fait rage, pourtant cela ne devrait pas constituer un problème du point de vue des statuts des acteurs du football Camerounais. Seydou Mbombo Njoya, patron de la Fecafoot est lui même accusé de double nationalité tout comme l’un de ses vice-présidents Joshua OSih  par ailleurs député à l’Assemblée nationale.

Encore faut-il rappeler que lors des élections de 2018, des candidatures d’anciens lions indomptables, ont-elles aussi été accusées de double nationalité. Un critère qui en réalité ne devrait plus poser de problème à moins que la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT)  soit un état dans un Etat et dans un contexte où, personne n’est au dessus de la loi qui interdit pourtant la double nationalité au Cameroun.

Toutefois, on peut bien parler de double nationalité mais il faut aussi la prouver et, faudrait-il surtout éviter les effets d’annonce dont le but est de disqualifier l’un des candidats pour cause de règlements de comptes.

Les chances méritent d’être les mêmes pour tout le monde notamment pour les quatre candidatures pressenties, notamment, Seydou Mbombo Njoya l’actuel président par intérim de la Fecafoot, Emmanuel Mabouang Kessack, Jules Denis Onana et Samuel Eto’o Fils. Tous des anciennes gloires du football Camerounais.

Par ailleurs, lorsqu’on parcourt les textes reformés de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) , on constate que l’article 36 sur les conditions générales d’éligibilité au poste de président de la FECAFOOT précise qu’il faut être citoyen Camerounais.

Par contre, les juristes expliquent que la citoyenneté n’a rien à voir avec la nationalité car on peut être citoyen d’un pays sans avoir sa nationalité. Ainsi, fixer la condition de citoyenneté sans en indiquer le sens et les contours ne lui confère aucunement d’équivalence au mot nationalité.

Comme les textes de la FECAFOOT parlent de citoyenneté en lieu et place de la nationalité, cela implique que Samuel ETO’O peut candidater. Seulement, comment comprendre l’attitude de la commission électorale qui est sensée être un organe indépendant de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) ?

En mémoire, Samuel Eto’o a défendu à plusieurs reprises les couleurs Camerounaises avec les lions indomptables de football jusqu’à devenir capitaine de l’équipe fanion. Le même Eto’o a brandi les couleurs nationales lorsqu’il soulevait les coupes de champions league européenne de football arborant les brassards vert-rouge –jaune ou le drapeau tricolore autour du cou et ceci, en mondo vision.

Même les ballons d’or africains inscrits à son actif, sont au nom du Cameroun. Aujourd’hui Samuel Eto’o semble ne plus être Camerounais parce qu’il n’a pas droit à sa part de gâteau qui se mange à Tsinga.

Le football a ses réalités, la mafia ses principes aussi ; mais ce qui se passe au quartier Tsinga à Yaoundé, siège de la FECAFOOT, n’est pas loin de ce qui se vit à la confédération Africaine de Football (CAF) et même à la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).

Yves Modeste NGUE

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