Développement : La Banque Mondiale soutient pour près de 180 milliards de F CFA la relance de l’économie du Niger

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NIAMEY, 1er Juin 2021 – La Banque Mondiale et le Gouvernement du Niger ont procédé, ce mardi 1er juin 2021, à la signature de trois conventions de financements totalisant quelque 335 millions de dollars américains de financements, soit près de 180 milliards de francs CFA, destinées à soutenir la relance économique de ce pays ouest-africain en proie à l’insécurité et aux conséquences de la Covid-19.

Les conventions ont été signées, pour le Gouvernement nigérien, par le Ministre des Finances Ahmat Jidoud et celui du Plan Abdou Rabiou, et, pour la Banque Mondiale, par M. Ousmane Diagana, vice-président de l’Institution pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, en mission de travail dans ce pays.

Ce montant devra précisément servir à financer trois projets, dont le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS-2) pour 60 millions de dollars. Ce qui permettra d’améliorer la résilience des éleveurs et des agropasteurs dans les zones d’intervention.

Pour y parvenir, le projet poursuivra les investissements destinés à renforcer les systèmes de santé animale, améliorer l’accès aux ressources naturelles et leur gouvernance (y compris à travers la création de nouvelles zones de pâture et de points d’eau), favoriser des déplacements pacifiques locaux et transnationaux le long des axes de transhumance et accroître les revenus.

Le second projet concerne l’amélioration de la connectivité nord-est du Niger pour 175 millions de dollars. Ce projet mettra l’accent sur la réhabilitation du segment de route Tanout-Tiguidit et l’entretien du tronçon Agadez-Zinder sur le corridor transsaharien.

Il renforcera également la résilience climatique et économique des populations locales en finançant environ 100 kilomètres de routes rurales, de petites infrastructures communautaires et le renforcement des capacités pour consolider les connaissances et les compétences des femmes.

Le troisième financement est un additif au projet de filet de sécurité adaptatif du Niger 2 (Niger ASP2) de 100 millions de dollars pour renforcer la capacité du système de filet de sécurité et l’aider à devenir adaptatif et évolutif pour répondre aux chocs et accroître la résilience.

Il élargira notamment la couverture des transferts en espèces et des mesures d’accompagnement, y compris le travail contre rémunération. Près d’un million de personnes bénéficieront de ce projet.

Par ailleurs, rappelle-t-on, la Banque mondiale a confirmé, en mars 2021, l’éligibilité du Niger à l’allocation de prévention et de résilience (PRA). D’un montant de 700 millions de dollars au cours des trois prochaines années, l’allocation soutiendra les initiatives du Niger pour prévenir et atténuer l’escalade de la violence et ainsi faire face à l’impact de la crise sécuritaire et de la pandémie de la COVID-19 par l’atténuation des risques de conflit et de violence.

Selon le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, « le développement et la stabilité du Niger sont une priorité pour la Banque mondiale », expliquant que « nous avons ainsi augmenté notre appui financier afin de soutenir la prévention des conflits et accroître les opportunités économiques en soutenant la diversification de l’économie rurale ».

Selon M. Ousmane Diagana, « cette stratégie vise à élargir l’accès aux marchés, augmenter la résilience en favorisant l’autonomisation des femmes et l’inclusion des jeunes, ainsi que renforcer les infrastructures essentielles ».

KPM

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