DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE FRANCOPHONE : SE SORTIR DU CARCAN QUI ETRANGLE TOUTE ACTION

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PREMIERE PARTIE

INTRODUCTION


Indépendants dans les années soixante (60), les pays africains francophones courent depuis cette période après le développement. Plusieurs défis jalonnent leurs parcours : construire des infrastructures, financer l’éducation et la santé, fournir en zone  rurale et urbaine les commodités de première nécessité ; bref, assurer le bien-être des populations. Presque soixante ans après quel bilan peut-on établir ?
 Les objectifs fixés ont-ils été atteints ?
Quelles difficultés rencontrent-ils ?
Pourquoi les populations ont-elles l’impression que leur niveau de vie actuel connait une régression comparativement au début des indépendances ?
Comment réagir ?

I – ETAT DES LIEUX

Dès l’accession de nos pays à la souveraineté nationale et internationale( ?), de nombreux challenges se sont imposés à eux. Au déficit de ressources humaines formées pour prendre en main la destinée du pays, s’ajoutait celui des infrastructures de base. Certains pays comme la Cote d’Ivoire, par une politique volontariste se sont attelés à combler ce déficit. Des sociétés d’état ont été mises en place pour piloter de nombreux secteurs importants de l’économie. De forts investissements ont également été notés dans le secteur de l’éducation, de la santé et du social. Ainsi dans les années soixante dix, la Côte d’Ivoire a atteint par exemple son autosuffisance dans la production du riz. Mais la crise économique des années quatre vingt (80), additionnée à l’endettement incontrôlé du pays auprès des bailleurs de fonds occidentaux, ont obligé le pays à se soumettre au diktat des créanciers et à subir la cure des ajustements structurels. Ce fut le début du démantèlement de tout le dispositif mis en place pour assurer le développement et le bien-être des populations.
Les sociétés d’état sont démantelées et vendues souvent à un franc symbolique à des multinationales ou à des sociétés d’état françaises. Cela s’est poursuivi  jusqu’aux années quatre vingt dix (90). Les conséquences ne se firent pas attendre. Le monde de l’éducation est désorganisé, les infrastructures ne suivent plus l’évolution de la démographie scolaire, les hôpitaux et les centres de santé sont devenus des mouroirs où tout manque, des médicaments aux plateaux techniques devenus obsolètes. Aujourd’hui les états africains francophones sont les derniers au monde pour l’indice de développement humain.
Et pour tout couronner, le prix des matières premières qui assurent l’essentiel des exportations et des recettes de ces pays est soumis aux variations du marché international dont ils n’ont pas la maîtrise et ce prix est le plus souvent à la baisse. La paupérisation gagne le monde rural, mais aussi les zones urbaines où il est difficile d’assurer les trois repas du jour. Les équipements devenus désuets ont des rendements quasi nuls parce que la maintenance et le renouvellement ne suivent pas.
Face à tous ces constats que faire ?
A SUIVRE…
NAZAIRE KADIA, Analyste politique

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