Décès d’Albert Bourgi : l’Afrique perd un « intellectuel debout », un hommage de Laurent Gbagbo

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L’Afrique est en deuil. Albert Bourgi, éminent juriste et figure intellectuelle, s’est éteint le 7 janvier. L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo lui rend un hommage personnel et poignant, saluant l’esprit libre, le « compagnon de réflexion » et l’Africain engagé dont le salon était un véritable carrefour des idées du continent.

Le monde universitaire et intellectuel africain est en deuil. Albert Bourgi, agrégé de droit, professeur et penseur respecté, est décédé le 7 janvier 2025. La nouvelle de sa disparition est accompagnée d’un hommage intime et fort signé de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, qui y perd un « ami », un « frère » et un « compagnon de réflexion ».

Dans un texte sobre et empreint d’une profonde estime, Laurent Gbagbo dresse le portrait d’un homme qu’il décrit comme « une perte pour l’intelligence africaine, pour la pensée libre, pour le droit ». Il salue la « rigueur » et l' »élégance » avec lesquelles Albert Bourgi portait ces valeurs.

« Agrégé de droit, intellectuel exigeant, Albert était surtout un Africain debout », écrit l’ancien chef d’État. Une formule qui résume le parcours et la posture d’un universitaire qui a marqué plusieurs générations d’étudiants et de chercheurs, et dont l’engagement pour le continent dépassait le cadre strict des salles de cours.

Gbagbo évoque avec une touche de nostalgie le salon d’Albert Bourgi, qu’il « s’amusait à appeler le Centre culturel africain ». Un lieu de convergence informel mais essentiel, où « se croisaient les voix, les idées et les rêves de notre continent ». Cet espace de dialogue libre symbolise l’influence de Bourgi : un passeur d’idées, un catalyseur de débats au service d’une Afrique pensante et critique.

Le texte de Gbagbo, au-delà de l’hommage public, révèle une amitié profonde et intellectuelle. « Il fut pour moi un ami, un frère, un compagnon de réflexion », confie-t-il, avant de conclure sur une note plus personnelle encore : « Aujourd’hui, l’Afrique perd un esprit, et je perds un homme de cœur, un frère. Que la terre lui soit légère. »

La disparition d’Albert Bourgi prive l’Afrique francophone d’une de ses voix juridiques et intellectuelles majeures. Son héritage, celui d’un « intellectuel exigeant » et d’un « Africain debout », reste désormais entre les mains de ceux qui ont croisé sa route ou fréquenté son célèbre salon, ce « centre culturel » où l’avenir du continent se discutait sans relâche.

Abossia de Ferké

Akondanews.net

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