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À la veille du Congrès extraordinaire convoqué par le Conseil d’administration de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), le climat reste tendu au sein de la faîtière des professionnels des médias. Face aux contestations exprimées par certains membres sur la légalité de cette initiative, le Collectif pour le respect des journalistes ivoiriens est monté au créneau pour clarifier sa position.
Dans une déclaration rendue publique mardi à Abidjan, le Collectif indique avoir appris « avec surprise » les voix qui s’élèvent pour contester la légalité du Congrès extraordinaire prévu ce mercredi 25 février 2026.
Selon ses signataires, la situation actuelle au sein de l’Union traduit « une crise grave ». Ils dénoncent notamment le fait que « des individus mal intentionnés, tapis parmi nous, ont choisi de traîner l’UNJCI devant les tribunaux » et, plus encore, d’avoir porté plainte contre l’un de ses membres devant la juridiction correctionnelle.
Face à ces développements judiciaires, le Collectif estime que les instances dirigeantes ne pouvaient rester passives. « Devions-nous croiser les bras pendant que notre maison commune est fragilisée ? La réponse est non », soutiennent-ils.
Pour les membres du Collectif, la convocation du Congrès extraordinaire relève d’une démarche démocratique. « En convoquant le Congrès extraordinaire notre instance suprême le Conseil d’administration a fait le choix le plus démocratique, le plus transparent et le plus légitime : donner la parole à tous les membres », affirme la déclaration.
Ils insistent sur la souveraineté des journalistes ivoiriens : « Il n’y a rien de plus légal que de consulter la base. Il n’y a rien de plus responsable que d’en appeler à la souveraineté des journalistes ivoiriens. »
Le Collectif rappelle enfin que « l’UNJCI appartient aux journalistes ivoiriens » et que seul le Congrès, en tant qu’organe suprême, est habilité à trancher les différends majeurs engageant l’avenir de l’organisation.
Notons que la déclaration est signée par Lucien Konan, Atsé Arnaud et Justin Assalé, tous journalistes professionnels.
Serge Kpan, Correspondant à Abidjan
Akondanews.net