Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo “le 3eme mandat est un coup d’Etat civil”

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Recevant la jeunesse et les femmes de son parti politique le PPA-CI le samedi 5 février dernier à Mama (Gagnoa), Laurent Gbagbo a sans détours évoqué les causes principales des crises politiques en Afrique, singulièrement en Côte d’Ivoire, avant de lancer un appel solennel à la classe politique ivoirienne d’abandonner tout projet de coup d’Etat et de s’inscrire dans le respect de la constitution.

« Le non respect des mandats constitutionnels produit des coups d’Etats militaires », a laissé entendre l’ex Président ivoirien Laurent Gbagbo face à une masse de jeunes et femmes de son parti, mobilisée dans son village natal Mama situé au centre ouest du pays, pour lui rendre un vibrant hommage et lui témoigner leur disponibilité pour la suite du combat devant aboutir à la « réfondation » de la Côte d’ Ivoire.

Pour Laurent Gbagbo, un coup d’Etat est une rupture de l’ordre normal des choses et un coup d’Etat est un coup d’Etat.  Avant de qualifier de coup d’Etat civil, un troisième mandat anticonstitutionnel à l’instar du régime d’Abidjan.

« Je suis contre les coups d’Etats civils et les coups d’Etats militaires (…) Donc il faut respecter les Constitutions que nous nous donnons », a déclaré Laurent Gbagbo avant d’inviter la classe politique ivoirienne à abandonner tout projet de coup d’Etat et de respecter « ce qu’on écrit (…), ce qu’on met dans la constitution »

Ainsi donc, Laurent Gbagbo réaffirme une fois de plus son attachement au respect des lois fondamentales du pays et des principes démocratiques, gage de stabilité et de développement harmonieux de la Côte d’Ivoire qui, en 2002 était attaquée par des rebelles soutenus par l’arrière pays pour des raisons jusque là inavoués.

« Moi j’attends qu’un jour, dans un climat de sécurité, sans qu’on ne les menace, ils nous expliquent pourquoi ils ont pris les armes contre la Côte d’Ivoire. On a quand même le droit de demander ça. On a quand même le droit là. Au moins, vous prenez les armes contre nous, mais pourquoi ? », Dixit Laurent Gbagbo.

Par ailleurs, selon lui, les raisons de son arrestation se trouvent inéluctablement dans sa politique de « refondation » qui prévoit notamment, la transformation des matières premières, la gratuité de l’école, l’Assurance Maladie Universelle et l’effectivité des soins de santé.

« Est-ce que l’assurance maladie universelle est réalisée ? Non, Est-ce que le cacao est transformé en Côte d’Ivoire ? Non, Est-ce que toutes les graines palmistes sont transformées en Côte d’Ivoire ? Non, Est-ce que les enfants de Côte d’Ivoire sont à l’école ? Non, Est-ce que  dans tous les coins de Côte d’Ivoire, il y’a des centres de santé ? Non, Est-ce que dans tous les villages de Côte d’Ivoire, il ya de l’eau propre ? Non. C’est ça et pour tout ça qu’on nous a arrêté. Donc on nous arrêtera encore puisque nous allons continuer le combat. »  a déclaré l’ex pensionnaire de la Haye.

En posture de combat et s’adressant à ses adversaires politiques ainsi qu’à ses détracteurs, Laurent Gbagbo a affirmé sans embage qu’il est et sera encore dans le combat politique qui est pour lui un engagement pour atteindre des objectifs; « J’ai combattu hier, je combats aujourd’hui et je combattrai demain. Il faut que ceux qui avaient des doutes lèvent ces doutes de leurs têtes ».

L’occasion fut encore belle pour Laurent Gbagbo d’exiger la libération hic et nunc des prisonniers militaires de la crise postélectorale de 2010, qui ne sont que des militaires de la Côte d’Ivoire ayant accompli leurs missions de défense du territoire attaqué par des rebelles de 2002 à 2011.

Adingra OSSEI

akondanews.net

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