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Le Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan, Koné Braman Oumar a, dans un communiqué rendu public le jeudi 26 décembre 2024, brisé le silence et confirmé les charges portées contre Gala Kolébi au moyen des articles 163, 179, 183 nouveau et 190 du Code Pénal. Le communicant du PPA-CI, parti de Laurent Gbagbo, est accusé d’avoir publié de fausses nouvelles de nature à entraîner le discrédit sur les institutions de la République sans avoir effectué de vérification préalable.
Aux lendemains de l’arrestation et de la détention du cyberactiviste pro-Gbagbo, Gala Kolébi, le Procureur de la République Koné Braman a rejeté le « faux procès » fait à la justice ivoirienne, qui aurait arrêté un défenseur des droits de l’homme. Le Procureur de la République explique dans son communiqué que KOLE BI GALA Géraud Fidèle, connu sous le sobriquet de Gala Kolébi, s’est rendu coupable de complot contre l’autorité de l’État, publication de fausses nouvelles de nature à entraîner le discrédit sur les institutions ou une atteinte au moral de la population, et trouble à l’ordre public. Ces faits étant prévus et punis par les articles 163, 179, 183 nouveau et 190 du Code Pénal ivoirien.
Interrogé sur la publication mise en cause, Gala Kolébi a, selon le Procureur de la République, reconnu « l’avoir publiée sans avoir fait de vérification, pensant que son informateur était crédible. Il a poursuivi en disant qu’il ignorait que cette information était fausse et que les images reçues étaient issues d’une ancienne publication. »
Déféré au Parquet le 23 décembre 2024, une information judiciaire a été ouverte à son encontre, avec mandat de dépôt pour des infractions contre la paix et la tranquillité publique, sanctionnées par le Code Pénal ivoirien à des peines privatives de liberté allant de 3 à 6 mois ou de 1 à 20 ans d’emprisonnement ferme, assorties d’une amende de 500 000 francs CFA à 5 000 000 de francs CFA.
Il est important de rappeler que plusieurs publications de Gala Kolébi ont été jugées attentatoires à la paix et à la tranquillité publique, notamment la plus récente où il affirme, avec des images d’illustration jugées vieilles de quelques années, que : « les pro-Gbagbo sont en danger en prison. Selon nos sources bien introduites dans le sillage de la MACA, tous les prisonniers politiques majoritairement pro-Gbagbo ont été envoyés au blindé où ils sont empêchés de sortir. Et ce, sans évoquer la raison. Selon les indiscrétions, l’ordre vient de la haut, mais quelle haut ? C’est le lieu de rappeler que le marcheur contre la vie chère qui a subi des tortures inhumaines est toujours en mauvais état malgré les deux opérations. En effet, ils ont enfoncé des pointes dans le ventre de ZADI Guillaume, et ZADI Guillaume est en train de périr en prison (ZADI Guillaume en images) », avec en illustration des images vieilles de quelques années, à en croire le Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan.
Toutefois, le communiqué informatif du Procureur de la République n’apporte pas de lumière juridique sur le caractère arbitraire de l’arrestation du cyber activiste pro-Gbagbo qui, de l’aveu de son épouse et de sa formation politique le PPA-CI, a été battu et enlevé par des individus encagoulés à son domicile sis à Bingerville. Une attitude qualifiée de moyenâgeuse qui, depuis peu, est le fait des forces de l’ordre dans le pays et qui malheureusement sape davantage le respect des droits de l’homme, surtout les principes judiciaires liés à la présomption d’innocence.
Adingra OSSEI