Chroniques: Comment aider nos jeunes à s’engager dans des causes qui les passionnent ?

Lecteur Audio
Getting your Trinity Audio player ready...

On ne cesse de répéter que les jeunes sont l’avenir d’un pays et qu’ « avec un engagement politique et des ressources adéquates », ils ont la capacité de « transformer le monde le plus efficacement possible en un monde meilleur pour tous ».

En Côte d’Ivoire, selon le dernier recensement, les personnes d’âge compris entre 0-35 ans, c’est-à-dire ceux qu’on appelle jeunes représentent plus de 77% de la population . C’est, pour autant, eux qui doivent face à de nombreux défis.
En effet, les jeunes sont la catégorie sociale qui, parce qu’elle est en quête d’une identité propre, est susceptible d’être facilement influençable.
A ce titre, elle demeure la plus sensible aux pressions sociales, y compris « le désir de se conformer aux attentes », ce qui peut l’amener parfois à prendre des risques inconsidérés.
En outre, ils sont les plus touchés en matière d’éducation, de formation, de santé, de consommation de drogues et, surtout, d’emploi .
On sait, par ailleurs, que cette période de la vie qui va, en général, de 15 à 24 ans est celle marquée par les grands rêves et, surtout, le désir d’autonomie.
Mais si ce passage de l’adolescence à l’âge adulte se passe mal, c’est tout l’avenir socio-économique de ce jeune qui être compromis.
En dépit, toutefois, de leur situation socio-professionnelle peu reluisante, les jeunes sont enclins à jouer un rôle majeur dans la transformation de leur environnement, c’est-à-dire leurs villages, localités ou communautés.
D’après certains experts, les jeunes des deux sexes sont suffisamment dotés de créativité pour innover et « changer les choses ».
En grandissant, le jeune « fait l’apprentissage du passage de la communauté restreinte à la communauté élargie ».
Ainsi, les valeurs de respect, d’égalité, d’autonomie, de solidarité qu’il acquiert ne se limitent plus au cercle restreint de la famille, de la classe, du clan, du quartier, du groupe ethnique, mais elles s’universalisent.
La question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment canaliser cette force vive en l’orientant vers des causes citoyennes et sociales, pour le bien-être de la société.
En d’autres termes, comment rendre utiles les jeunes en les emmenant à s’engager dans activités sociales afin de tirer le meilleur parti de leur sens de la créativité, d’innovation et leur énergie débordante ?
On sait aujourd’hui que les jeunes, en majorité, ont l’esprit pragmatique et qu’ils veulent s’engager pour des causes touchant aux problématiques contemporaines, comme l’environnement ou le climat.
La République démocratique du Congo (RDC), par exemple, « compte de nombreux jeunes qui se distinguent par leur activisme ou engagement pour faire bouger les choses. Ils sont dans le bénévolat, dans les nouvelles technologies, ils organisent des évènements sportifs, s’engage dans des actions communautaires, etc. »
Alors, au lieu de diriger leur esprit vers le clientélisme politique, on peut utiliser cet énorme potentiel pour servir des causes sociales, des causes de paix et des causes de développement et non les instrumentaliser pour la violence et la guerre.

Oussou Kouamé Rémi, Enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara-Bouaké et Doyen du Campus 2 de l’université internationale Clairefontaine- Expert en emploi et employabilité de l’étudiant

Akondanews.net

5/5 - (1 vote)

Laisser un commentaire

Traduire»