Burkina Faso : Plus de 130 morts dans l’attaque la plus meurtrière depuis 2015.

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Ces attaques ont été commises dans la nuit de vendredi à samedi dans la zone dite “des trois frontières” entre le Burkina, le Mali et le Niger, régulièrement la cible des assauts de djihadistes. Un deuil national de 72 heures, à compter du 5 juin à 00h00 au lundi 7 juin à 23h59, est décrété au Burkina Faso.

Le bilan est effrayant et pourrait encore s’alourdir… Au moins 138 civils ont été tués en quelques heures dans la nuit de vendredi à samedi, lors de deux attaques dans le Nord du Burkina Faso, dont l’une a fait plus d’une centaine de morts, la plus meurtrière dans ce pays depuis le début des violences djihadistes en 2015. Le bilan reste pour l’heure provisoire. 

Ces attaques ont été commises dans la zone dite “des trois frontières” entre Burkina, Mali et Niger, régulièrement ciblée par des assauts meurtriers de djihadistes présumés liés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique contre des civils et des militaires.

Un précédent bilan faisait état de 114 morts. Mais “plusieurs blessés ont succombé à leurs blessures et de nouveaux corps ont été retrouvés”, a déclaré samedi soir un élu local en précisant que “les corps ont été enterrés dans des fosses communes”. 

Plus de 1 400 morts depuis 2015

Le gouvernement a précisé que les victimes sont des “civils sans distinction d’âge, tués par les terroristes”. “Face à cette tragédie des forces obscures, un deuil national de 72 heures, à compter de ce jour 5 juin à minuit au lundi 7 juin à 23h59, est décrété”, a ajouté le gouvernement qui affirme que “les forces de défense et de sécurité sont à pied d’oeuvre pour neutraliser ces terroristes et ramener la quiétude au sein des populations”.

Dans un message de condoléances aux familles des victimes, le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré a dénoncé “cette attaque barbare” et “ignoble”. “Nous devons rester unis et soudés contre ces forces obscurantistes”, a-t-l-il ajouté.

Depuis le 5 mai, face à la recrudescence des attaques djihadistes, les forces armées ont lancé une opération d’envergure dans les régions du Nord et du Sahel. Malgré l’annonce de nombreuses opérations de ce type, les forces de sécurité peinent à enrayer la spirale de violences djihadistes qui ont fait depuis 2015 plus de 1 400 morts et déplacé plus d’un million de personnes, fuyant les zones de violences.

La rédaction avec AF

Source : leprogres.fr

AKONDA NEWS

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