Politique
"Trop, c'est trop" : La Côte d'Ivoire en ébullition face à un cri de ralliement
Un vent de révolte souffle sur la Côte d'Ivoire. Le slogan "Trop, c'est trop", lancé par l'ancien président Laurent Gbagbo lors d'un récent comité ce...
AkondaNews2 min de lecture
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Un vent de révolte souffle sur la Côte d'Ivoire. Le slogan "Trop, c'est trop", lancé par l'ancien président Laurent Gbagbo lors d'un récent comité central du PPA-CI, résonne comme un appel à la mobilisation générale. Zelehi Serikpa Joachim, haut cadre du parti, qualifie ce mouvement de "révolution des consciences", bien plus qu'un simple slogan politique.
« Les Ivoiriens vivent aujourd'hui une souffrance jamais vécue sur cette terre bénie d'Éburnie, » déclare Zelehi Serikpa Joachim, énumérant une litanie de maux : précarité, injustice, destruction de l'environnement, et un sentiment généralisé d'abandon. Face à cette situation, Laurent Gbagbo, selon ses partisans, ne se contente plus d'alerter, il appelle à une rupture radicale avec le fatalisme.
La fête de la Renaissance, tenue à Dabou, a servi de tribune à ce mouvement naissant. Des milliers de militants, venus de tout le pays, ont répondu à l'appel, témoignant de leur soutien indéfectible à leur leader. « Dabou, ce sont des militants qui ont fait corps avec leur leader, une mobilisation à nul autre pareil », affirme Zelehi Serikpa Joachim.
"Trop, c'est trop" se veut un cri de ralliement, un appel à la dignité et à la prise de conscience collective. Zelehi Serikpa Joachim insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une simple structure parallèle ou d'un gadget électoral, mais d'un "sursaut ivoirien", voire panafricain. Il compare même ce mouvement à l'appel de Karl Marx, « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous », soulignant sa dimension révolutionnaire.
L'objectif est clair : redonner espoir à une population désabusée et reconstruire la conscience citoyenne. Chaque Ivoirien est appelé à s'approprier le message et à devenir acteur du changement. « La main est tendue ; il ne tient qu'à nous, de la saisir », conclut Zelehi Serikpa Joachim.
Ce mouvement, qui prend de l'ampleur, suscite des réactions diverses au sein de la classe politique et de la société civile. Certains y voient un appel légitime à la justice et à la dignité, tandis que d'autres craignent une déstabilisation du pays. Une chose est sûre : "Trop, c'est trop" est en train de redessiner le paysage politique ivoirien.
Adingra OSSEI
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