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Santé globale : le RESSUCI mobilise les experts autour d’une approche intégrée et durable

Face aux défis sanitaires croissants, la Côte d’Ivoire mise sur l’intelligence collective et la transversalité. Du 20 au 22 mai 2025, le Réseau Scienc...
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Santé globale : le RESSUCI mobilise les experts autour d’une approche intégrée et durable

Face aux défis sanitaires croissants, la Côte d’Ivoire mise sur l’intelligence collective et la transversalité. Du 20 au 22 mai 2025, le Réseau Sciences et Santé Unique en Côte d’Ivoire (RESSUCI) organise à l’École Supérieure d’Agronomie (ESA) de l’INP-HB, à Yamoussoukro, un atelier stratégique visant à poser les bases d’une politique sanitaire intégrée. Pendant trois jours, des spécialistes de la santé humaine, animale, végétale et environnementale travaillent à la co-construction d’une note de concept destinée à appuyer le développement d’un système de santé global, durable et coordonné.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis la création, en 2019, de la Plateforme nationale « Une Seule Santé » (PLUSSCI), par décret présidentiel. En renforçant les synergies entre secteurs, le RESSUCI entend contribuer à une meilleure anticipation et gestion des risques sanitaires multiformes. L’atelier de Yamoussoukro marque également une étape institutionnelle importante. La veille, le 19 mai, s’est tenue l’Assemblée Générale Constitutive du réseau, au cours de laquelle ses membres fondateurs ont adopté les textes fondateurs et un plan d’action structurant. À l’issue des travaux, le professeur Mathurin Koffi, généticien et épidémiologiste moléculaire, a été porté à la tête du réseau. « Nous voulons construire ensemble une note de concept intégrative qui permettra de proposer des actions concrètes en faveur de la santé des hommes, des animaux, des plantes et de l’environnement », a-t-il affirmé en ouverture de l’atelier, soulignant le caractère transversal et inclusif de la démarche. Ce deuxième atelier poursuit les réflexions amorcées lors de la première rencontre, en mars 2024 à Yamoussoukro. Il s’agit notamment d’identifier des territoires en mutation, propices à l’expérimentation de projets pilotes, en tenant compte de la diversité éco-épidémiologique du pays. Le recensement des acteurs locaux, société civile, communautés, secteur privé constitue également un axe majeur du processus, pour garantir l’ancrage territorial du projet. L’ESA, qui accueille les travaux, pourrait devenir un pôle de référence pour cette dynamique nationale. Son directeur, Casimir Gboko, a salué cette reconnaissance : « L’ESA est toujours prête à ouvrir ses portes aux chercheurs et aux acteurs du développement. L’annonce du choix de notre école comme siège du RESSUCI est une marque de confiance que nous accueillons avec responsabilité ». Accompagné par des partenaires techniques tels que le CIRAD et l’IRD, le RESSUCI ambitionne, à l’issue des travaux, de produire une note de concept capable de convaincre les bailleurs de fonds de soutenir une stratégie sanitaire audacieuse, à la hauteur des enjeux environnementaux et sociétaux contemporains. Serge Kpan, Correspondant à Abidjan Akondanews.net
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