Roumanie : le gouvernement pro-européen renversé après un vote de défiance massif
Un tournant politique majeur s’est produit en Roumanie, où le gouvernement dirigé par Ilie Bolojan a été renversé, lundi, à l’issue d’un vote de défiance largement approuvé par le Parlement.

Selon les résultats officiels, la motion de censure a recueilli 281 voix favorables, scellant ainsi la chute de cet exécutif minoritaire pro-européen, fragilisé depuis plusieurs mois par des tensions internes et des critiques croissantes liées à sa politique économique.
À l’origine de cette initiative parlementaire figurent le Parti social-démocrate (PSD) et le parti d’extrême droite Alliance pour l’unité des Roumains (AUR), dirigé par George Simion. Ces formations politiques reprochent notamment au gouvernement des mesures d’austérité jugées impopulaires, dans un contexte socio-économique tendu.
La rupture s’est accélérée après le retrait du PSD de la coalition gouvernementale en avril, ouvrant la voie à une crise politique qui s’est intensifiée jusqu’au vote de défiance. « Les mesures adoptées ont lourdement affecté le pouvoir d’achat des populations », ont soutenu des députés de l’opposition lors des débats parlementaires.
À la suite de ce renversement, un gouvernement intérimaire devrait assurer la gestion des affaires courantes pour une durée maximale de 45 jours. Dans ce délai, le président Nicușor Dan a entamé des consultations avec les différentes forces politiques en vue de former une nouvelle majorité parlementaire.
Toutefois, l’option d’élections anticipées reste sur la table si aucun consensus n’émerge. « Nous devons garantir la stabilité institutionnelle et répondre aux attentes des citoyens », a indiqué une source proche de la présidence.
Cette séquence politique ouvre une période d’incertitude en Roumanie, marquée par de fortes recompositions partisanes et des enjeux économiques pressants, dans un contexte européen déjà fragilisé par plusieurs crises.
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