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RDC : Plus d’efforts restent à réaliser pour éradiquer le phénomène des "enfants soldats"
Réunis dans la salle Kilima à Goma, ce mardi 17 février 2026, les acteurs de la protection de l’enfant dans les contextes de conflits armés ont lancé...
AkondaNews2 min de lecture
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Réunis dans la salle Kilima à Goma, ce mardi 17 février 2026, les acteurs de la protection de l’enfant dans les contextes de conflits armés ont lancé un appel aux partenaires, soulignant la nécessité de mobiliser davantage d’efforts pour éradiquer le phénomène des enfants soldats dans la province du Nord-Kivu et en République démocratique du Congo en général.
Organisée par le Réseau des organisations de la société civile contre le recrutement des enfants soldats par les groupes armés (ROSCCRESGA), en collaboration avec la section Protection de l’enfant de la MONUSCO/Goma et le BVES, cette journée célébrait la Journée internationale de l’enfant soldat dans le cadre de la campagne « Main Rouge ». Le thème retenu cette année était : « Du recrutement forcé des enfants à la résilience : éradiquer et transformer la vulnérabilité des EAFGA en opportunité de réintégration durable ». Cette date a été choisie pour coïncider avec l’anniversaire de l’adoption en 2002 du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant.
Malgré l’occupation d’une bonne partie du territoire par les groupes armés et les restrictions qu’ils imposent aux activités, les acteurs de la protection de l’enfance multiplient les efforts, sensibilisant les communautés et mobilisant plusieurs donateurs pour réduire le fléau du recrutement des enfants soldats. Ces actions restent toutefois insuffisantes et nécessitent l’implication de tous afin de mettre fin à ce phénomène qui compromet le développement et l’épanouissement des enfants, a souligné Mme Caroline, intervenant au nom du chef de bureau de la MONUSCO/Goma.
Intervenant pour les organisations de la société civile et en tant que point focal de ROSCCRESGA au Nord-Kivu, M. Raphael Lumoo a appelé à orienter les actions vers les acteurs des groupes armés afin de garantir le respect des instruments juridiques. Il a rappelé que le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant la participation des enfants aux conflits armés est en vigueur et a plaidé pour la libération des plus de 13 000 enfants encore actifs dans les groupes armés, afin de leur offrir une opportunité de réintégration durable dans la communauté.
M. Lumoo a ajouté que les enfants soldats sont actuellement perçus comme auteurs de crimes alors qu’ils sont des victimes. Ils méritent donc une assistance holistique comme toutes les autres victimes. « L’enfant reste vulnérable. Tout ce qu’il fait ne doit pas donner lieu à une arrestation. Nos actions doivent plutôt viser à prévenir les abus à son égard », a-t-il insisté.
Deux faits saillants ont marqué cette journée : la peinture à la main rouge de tous les participants et une prestation culturelle de jeunes talents, symbolisant l’engagement des enfants dans la lutte contre ce fléau. Ces initiatives reflètent la volonté renouvelée des communautés de participer activement à l’accompagnement des enfants jusqu’à l’éradication complète du phénomène, particulièrement dans cette partie du pays affectée par les conflits armés.
La rédaction
Akondanews.netTags :AfriqueSociété
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